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MOBILISATION CONTRE LA SÉQUESTRATION ET LES TORTURES DE L’INSTITUTRICE CORINA DE BONIS

vendredi 14 septembre 2018, par CALPA

LA LUTTE CONTRE LE GOUVERNEMENT MACRI ET L’ACCORD AVEC LE FMI

Ce jeudi 13 septembre, une importante manifestation s’est déroulée à Buenos Aires en appui à la grève des enseignants et en protestation contre la séquestration et les tortures de Corina de Bonis.

La manif est parti du Ministère de l’Education pour arriver à la Plaza Congreso.

Pendant la matinée, plusieurs centaines de personnes ont manifesté aussi à Moreno. Corina a été séquestrée dans cette ville du Grand Buenos Aires le mardi. Elle a été retrouvée un jour après, torturée. Cette terrible agression rappelle le Grupo de Tareas et les disparitions pendant la dictature militaire. A Moreno, deux semaines avant, une explosion avait ravagée une école et tué la directrice et le gardien. 230 écoles sont fermées dans cette Municipalité. Le gouvernement de Macri est très bien photographie par ces faits : écoles en ruines, répression.

Au même temps, les grèves des instituteurs, les occupation des facultés et les mobilisations de la jeunesse sont aujourd’hui le point le plus avancé de la lutte contre le gouvernement de Macri et le programme du FMI, accepté aussi par les gouverneurs péronistes de province. La direction « kirchneriste » du syndicat de professeurs universitaires est arrivée à un accord avec le gouvernement et a trahi la grève. Mais la lutte universitaire et la grève des instituteurs continuent et les manifestations dans les rues de Buenos Aires et de tous le pays aussi.

La central syndical CGT a appelé à une grève nationale pour le 25 septembre et la CTA à une grève de 36 heures. Mais la bureaucratie péroniste de la CGT et les dirigeants « progressistes » et kirchneristes de la CTA ne veulent d’une aucune manière une grève politique de masses contre le gouvernement et ses soutiens. Ce sont les secteurs militants du mouvement ouvrier, de la jeunesse et des quartiers populaires, qui doivent prendre en main l’organisation d’une grève active (« paro activo ») de 36 heures, avec l’organisation de comités de lutte et manifestations dans les rues.

Ça sera une grève contre le gouvernement, contre les gouverneurs péronistes, contre le FMI, tous partenaires d’un programme de misère et d’exploitation. La crise doit être payée par la bourgeoisie et l’impérialisme et non par les ouvriers et la jeunesse.

La mobilisation doit aboutir à la défaite du programme d’austérité et à la chute du gouvernement Macri pour ouvrir la voie à un gouvernement des travailleurs et du peuple.

Paris, le 13 de septembre 2018.