LaLiga a perdu 1,21 milliard de valeur marchande depuis la pandémie.

Si l’on consulte la liste des clubs qui ont le plus investi dans les transferts cet été, il faut descendre en 15e position pour trouver le premier Espagnol, le Real Madrid et son investissement de 129,5 millions d’euros sur Bellingham, Güler et le retour de Fran García. Pour trouver le suivant, il faut descendre à la 42e place, où, à la surprise générale, apparaît Almería, avec 52 kilos. Le suivant, déjà à la 62e place, est l’Atlético de Madrid avec 33,7 kilos, dont les 20 kilos convenus avec le Barça à l’automne dernier pour se garantir… Le retour définitif de Griezmann.

Javier Tebas et son équipe ont beau mettre des astérisques et souligner l’engagement positif du concours en faveur de la durabilité économique, il est plus qu’évident que le projet n’a pas été mené à bien. LaLiga a pris du retard. Les années où le Barça, Madrid et même l’Atlético fréquentaient le podium du marché des transferts sont bien loin, surtout depuis que le le pandémie de Covid-19 a ébranlé les structures de nombreux clubs de football espagnols.

Une dévaluation de 20

Un fait reflète cette réalité de manière frappante. Depuis le début de la pandémie, en mars 2020, les personnels des clubs de LaLiga a perdu 1,21 milliard d’euros en valeur de marché.Qu’est-ce que cela signifie ? Si tous les joueurs de la Primera avaient une valeur estimée à 5,89 milliards d’euros, elle n’est plus que de 4,68 milliards d’euros, soit une dévaluation de 20 %.

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Si l’on examine les données ventilées par club, on constate que. la relégation, qu’elle soit petite ou grande, est très répandue.. Les principales exceptions sont les équipes alors en Segunda et maintenant en Primera (Girona, Almería, Rayo, Cádiz et Las Palmas), qui ont logiquement beaucoup plus de revenus aujourd’hui qu’en 2020 pour construire leurs effectifs.

En dehors de ces équipes seules Osasuna (91,8%) et, dans une moindre mesure, Majorque (33,1%) ont connu une croissance significative. de leur valeur marchande. L’autre club qui n’a pas baissé est la Real Sociedad, dont l’augmentation minime (2%, 7,75 millions) contraste avec la croissance sportive qu’elle a connue ces dernières années, en se qualifiant cette saison pour la Ligue des champions pour la première fois depuis dix ans.

L’Atlético, Valence et le Barça mènent la danse.

A l’autre extrémité, trois clubs historiques ont vu la valeur de leur effectif chuter. En termes de chiffres bruts, le club le plus cher est l’Atlético de Madrid, dont l’effectif vaut désormais 428,5 millions d’euros de moins qu’il y a trois ans et demi.suite à la confirmation de le Départ de Yannick Carrasco pour l’Arabie Saoudite.

Dans le cas des colchoneros, l’explication réside en partie dans la baisse de la valeur marchande de certains joueurs qui font toujours partie de l’effectif, comme par exemple. Oblak (de 80 à 35), Saul (de 72 à 10), Giménez (de 56 à 35) et Morata (de 36 à 20), ainsi que le perte de Joao Felix (81 millions en 2020).

Le déclin de Lim à Valence

Il est également choquant de constater la dévaluation de Valencia, qui, en trois ans et demi, s’est vu attribuer une valeur de 1,5 milliard d’euros. est passé d’un effectif évalué à 524,5 millions d’euros à un effectif actuel de 147 millions d’euros.. Alors qu’en 2020, elle comptait huit hommes d’une valeur supérieure à 20 millions d’euros. (Ferran, Rodrigo, Parejo, Soler…).aujourd’hui seulement Gayà (30) y Mamardashvili (25) ont dépassé cette limite. Ils passent de la quatrième à la neuvième place du classement du championnat.

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Barça, avec une valeur d’effectif inférieure à mars 2020 de 246 millions.complète le podium des clubs les plus dévalués en valeur absolue. Messi (112 millions à l’époque) et Griezmann (96) constituent l’essentiel de ce montant, dans un club qui a connu une régénération quasi-totale de son effectif au cours de ces trois années, sans atteindre pour l’instant les sommets précédents.

Le Real Madrid a également vu la valeur de son effectif diminuer.mais plus modestement : de 1 080 millions à 991 millions, soit une réduction de 89 millions (8%). Séville, Betis, Athletic, Celta, Getafe et Alavés ont subi des pertes de plus de 20%.

La Serie A rattrape presque la LaLiga

L’ensemble de ces données montre que une nette régression de LaLiga dans le contexte international.. Le championnat espagnol est celui dont la valeur marchande combinée est la plus élevée au cours de ces trois années, tant en termes absolus que collectifs. Dans un contexte où seules la Premier League et, de manière presque anecdotique, la Ligue 1 sont en croissance.

Si en mars 2020, l’écart de valeur marchande avec la Premier League était d’environ 3 milliards, il frôle aujourd’hui les 6 milliards. Les 10 550 millions d’euros en joueurs de football que possède le championnat anglais représentent plus du double des 4 700 de la Primera espagnole..

Cette régression du championnat signifie également que LaLiga est sur le point de perdre son statut de deuxième championnat du monde avec les joueurs les plus précieux. La différence avec la Série A Le montant de la dette italienne était de 750 millions d’euros en 2020 et n’est plus que de 80 millions d’euros à l’heure actuelle.ce qui équivaut à une égalité technique. La Bundesliga et la Ligue 1 sont clairement derrière, mais il faut tenir compte du fait qu’il n’y a que 18 clubs dans les deux championnats. Si l’on pondère cette valeur, la conclusion est que le championnat espagnol n’a qu’environ 250 millions d’euros d’avance sur le championnat allemand.

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