Álvarez (UGT) critique la Banque d’Espagne qui propose de raccourcir le délai de versement des allocations de chômage.

MADRID, 11 mai (CALPA PARIS) –

Le secrétaire général de l’UGT, Pepe Álvarez, a critiqué ce jeudi le fait que la Banque d’Espagne, dans son rapport annuel 2022, ait suggéré que la réduction de la durée des allocations de chômage faciliterait le retour des travailleurs sur le marché du travail.

« La Banque d’Espagne devrait se pencher un peu plus sur les raisons pour lesquelles les gens ont des difficultés à accéder à certains emplois. De mon point de vue, cela n’a rien à voir avec la durée du chômage, qui est très courte en Espagne, l’une des plus courtes de l’Union européenne », a-t-il souligné.

M. Álvarez, dans des déclarations à la chaîne 24 heures rapportées par Europa Press, a également souligné que le montant des allocations de chômage en Espagne est « faible » et que le problème réside dans le fait que les services de l’emploi des communautés autonomes « ne fonctionnent pas ».

« Il faut s’occuper des chômeurs, créer des programmes et les former. Et nous devons créer les conditions pour que, dans le cas où les gens doivent déménager d’une communauté à l’autre, d’une ville à l’autre, ils aient des conditions qui permettent à leur salaire de ne pas être volé par le loyer », a-t-il déclaré.

Selon lui, le problème fondamental est celui des salaires et du coût de la vie dans les régions « les plus stressées » du pays, c’est-à-dire celles qui demandent plus de travailleurs et plus d’emplois.

« Je regrette que la Banque d’Espagne reste sur des questions qui ne vont pas résoudre le problème et blâme les chômeurs, alors que je crois qu’en général, s’ils ont une offre d’emploi dans des conditions et un endroit où aller pour la développer dans des conditions, ils préfèrent travailler plutôt que d’être au chômage », a-t-il défendu.

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Dans son rapport 2022, publié hier, la Banque d’Espagne assure qu’il est possible d’améliorer la conception des allocations de chômage contributives, qui représentent 70 % des dépenses totales des politiques passives.

Dans un exercice de simulation qui consisterait à réduire de 5 % la durée potentielle des allocations de chômage en échange d’une augmentation de deux points de la base réglementaire sur laquelle elles sont calculées (de 70 % à 72 % et de 60 % à 62 %), la Banque d’Espagne souligne que la probabilité de retour à l’emploi augmente pour tous les groupes, l’augmentation mensuelle moyenne de cette probabilité étant d’environ 0,11 point.

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