Le prix de l’électricité augmente de 12,79% ce lundi, à 95,8 euros/MWh.

MADRID, 28 mai (CALPA PARIS) –

Le prix moyen de l’électricité pour les clients au tarif réglementé liés au marché de gros augmentera ce lundi de 12,79% par rapport à dimanche, pour atteindre 95,8 euros par mégawattheure (MWh).

Par tranches horaires, le prix minimum de 80 euros/MWh se situera entre 16h00 et 17h00, tandis que le prix maximum se situera entre 21h00 et 22h00, où il sera de 131,86 euros/MWh.

À ce prix moyen du pool s’ajouterait la compensation aux entreprises gazières, qui doit être payée par les consommateurs bénéficiant de la mesure, les consommateurs au tarif réglementé (PVPC) ou ceux qui, bien qu’étant sur le marché libre, ont un tarif indexé, mais qui est à nouveau à 0 euros/MWh, une situation qui s’est répétée depuis le 27 février.

Le prix moyen de l’électricité jusqu’à présent en mai est supérieur à 73 euros/MWh, contre 185 euros/MWh au même mois de l’année dernière.

La « dérogation ibérique » a été prolongée jusqu’au 31 décembre, suite à l’accord conclu par l’Espagne et le Portugal avec la Commission européenne. Elle est donc prolongée de sept mois, jusqu’à la fin de cette année, et il n’est pas exclu qu’elle soit prolongée plus longtemps si ce cadre est également étendu.

Concrètement, l’accord représente non seulement une extension de la dérogation ibérique déjà appliquée, mais implique également certains ajustements pour l’adapter, comme la référence de prix, qui était jusqu’à présent augmentée de cinq euros par mois, et qui sera désormais plus douce.

Dans l’accord initial, le prix de référence du gaz susmentionné avait une valeur moyenne de 48,8 euros/MWh : il était de 40 euros/MWh pendant six mois, augmentant ensuite de 5 euros/MWh chaque mois. Aujourd’hui, il augmentera de 1,1 EUR/MWh à partir d’avril, pour finir à 65 EUR/MWh. Pour le mois de mai, la limite est fixée à 57,2 euros/MWh.

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Actuellement, le mécanisme n’a pas eu d’effet sur les processus d’appariement marginal sur les marchés de gros depuis la fin février, en raison de la chute du prix du gaz naturel en dessous des seuils fixés pour son application, mais, si nécessaire, la prolongation permettra de maintenir un prix raisonnable, moins dépendant de l’évolution du gaz naturel.

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