S&P Global revoit à la baisse les perspectives de notation d’Israël en raison de risques géopolitiques accrus


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MADRID, 25 oct. (CALPA PARIS) –

S&P Global Ratings a révisé de stable à négative la perspective des notes à long terme en devises et en monnaie locale d’Israël (AA-) en raison des risques géopolitiques accrus auxquels le pays est confronté, tout en confirmant ses notes souveraines à long terme et à court terme en devises et en monnaie locale (AA-/A-1+), a rapporté la société.

Les perspectives négatives reflètent le risque que la guerre entre Israël et le Hamas s’étende plus largement ou affecte les mesures de crédit d’Israël plus négativement que ne le prévoit la société de notation. S&P s’attend actuellement à ce que le conflit reste centré sur Gaza et ne dure pas plus de trois à six mois.

S&P Global prévient toutefois qu’elle pourrait abaisser la note d’Israël si le conflit s’aggravait sensiblement, augmentant ainsi les risques géopolitiques et sécuritaires auxquels l’État hébreu est confronté. Elle pourrait également abaisser les notes dans les 12 à 24 prochains mois si l’impact du conflit sur la croissance économique, la situation fiscale et la balance des paiements d’Israël s’avérait plus important que prévu actuellement.

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De même, l’entreprise pourrait réviser la perspective à stable si le conflit est résolu, ce qui entraînerait une réduction des risques de sécurité régionale et intérieure sans impact matériel à long terme sur l’économie et les finances publiques d’Israël.

En tout état de cause, le scénario de base de S&P suppose que la guerre entre Israël et le Hamas restera centrée sur Gaza, mais il existe des risques qu’elle s’étende plus largement, avec un impact plus prononcé sur l’économie et la situation sécuritaire d’Israël.

Le cabinet prévoit désormais que l’économie israélienne se contractera de 5 % au quatrième trimestre 2023 par rapport au troisième trimestre, avant de rebondir début 2024. La contraction découlera des perturbations liées à la sécurité et de la réduction de l’activité commerciale, du recrutement d’un grand nombre de réservistes, de la fermeture du secteur du tourisme étranger et d’un choc de confiance plus large.

Dans le même temps, il prévoit que des mesures budgétaires supplémentaires pour soutenir les ménages et les entreprises, ainsi qu’une augmentation des dépenses de défense, augmenteront le déficit moyen des administrations publiques israéliennes à 5,3 % du PIB en 2023-2024, contre 2,3 % du PIB dans ses prévisions précédentes.

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