Bruxelles débloque 93,5 milliards d’euros supplémentaires du fonds anti-crise pour l’Espagne et l’autorise à demander le quatrième versement.

804252.1.260.149.20231002122100


Archive – Drapeaux de l’UE dans une image d’archive. – JAMES ARTHUR GEKIERE / ZUMA PRESS / CONTACTOPHOTO

La Commission européenne a approuvé un préfinancement de 1,4 milliard d’euros pour les fonds REPowerEU.

BRUXELLES, 2 (CALPA PARIS)

La Commission européenne a approuvé lundi la révision du plan de relance de l’Espagne, qui élimine le projet d’introduction de péages autoroutiers et avec lequel un total de 93,5 milliards d’euros sera mobilisé, dont 7,7 milliards sous forme de transferts et 83,2 milliards sous forme de prêts, auxquels s’ajouteront près de 2,6 milliards d’euros provenant du nouveau mécanisme de financement de la transition verte RepowerEU.

Ceci s’ajoute aux 37,036 milliards d’euros – 9 milliards en préfinancement et 28 milliards dans les trois premiers versements – que l’Espagne a reçus jusqu’à présent et ouvre également la porte à la demande « imminente » du quatrième versement de 10 milliards d’euros, alors que le plan total s’élève maintenant à 163 milliards d’euros et couvre 111 réformes et 142 investissements.

L’Espagne pourra recevoir le premier 1,4 milliard d’euros de préfinancement, soit 20 % du montant total destiné aux investissements, une fois que les Vingt-sept auront approuvé, dans un délai maximum de quatre semaines, la décision présentée lundi par Bruxelles.

Le nouveau plan comprend des procédures d’autorisation simplifiées pour la production d’énergie renouvelable et l’infrastructure du réseau, ainsi que sept nouveaux investissements dans l’énergie renouvelable et la transition verte, tels qu’un régime de soutien pour la production et l’adoption de l’hydrogène renouvelable et un régime de subvention pour soutenir la chaîne de valeur de l’énergie renouvelable et le stockage de l’énergie, entre autres.

A lire aussi  M. Galán réaffirme l'engagement d'Iberdrola à continuer d'exercer son effet d'attraction sur l'emploi et l'industrie au Pays basque.

En outre, la révision modifie 52 mesures du plan initial justifiées par des « circonstances objectives » telles que les perturbations de la chaîne d’approvisionnement, la guerre d’agression de la Russie contre l’Ukraine et l’impact durable de Covid-19 ; l’absence de demande et les augmentations de prix dues à une forte inflation ou des difficultés juridiques ou techniques inattendues ont conduit à modifier certains éléments ou à en retarder la mise en œuvre.

Parmi ces modifications figure le remplacement du projet d’introduction de péages autoroutiers à partir de 2024 par des dispositions visant à promouvoir le transport ferroviaire de marchandises afin de réduire les émissions globales dues au transport terrestre de marchandises, ce qui, selon Bruxelles, « maintient le niveau d’ambition » de la mesure précédente et répond aux recommandations spécifiques adressées à l’Espagne dans ce domaine.

Des sources de l’UE ont expliqué que ce qui a  » convaincu  » la Commission d’accepter le remplacement était l’introduction prévue à partir de 2027 du système révisé d’échange de quotas d’émission à l’échelle de l’UE, qui représente un chevauchement partiel avec le champ d’application de l’étape précédente, puisqu’il prévoit des paiements d’émissions pour le transport routier et les ménages.

Selon l’évaluation de l’exécutif européen, les dispositions décrites par les autorités dans le plan modifié et les engagements connexes dans le plan initial, ainsi que les dispositions étendues concernant l’utilisation des instruments financiers, justifient une note élevée pour l’Espagne dans la mise en œuvre du plan, à l’exception du point concernant les « estimations de coûts raisonnables et plausibles », qui s’applique à tous les plans des États membres parce que Bruxelles considère qu’il est « impossible » d’avoir une estimation « ex ante » des coûts d’une manière « précise ».

A lire aussi  Marie Claire annonce la fermeture de son usine de Vilafranca et se déclare en faillite, avant de disparaître.

RÉFORME FISCALE

L’Espagne a également proposé de modifier l’impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPF) afin de créer des incitations fiscales pour soutenir la rénovation énergétique des ménages en 2024 et 2025, ainsi que l’achat de véhicules électriques et de bornes de recharge entre 2023 et 2025.

Selon le rapport favorable de Bruxelles, cela contribue à répondre aux recommandations spécifiques au pays sur l’augmentation des investissements dans la transition verte et numérique, ainsi que sur l’augmentation de la disponibilité de logements sociaux et abordables économes en énergie, y compris par la rénovation, et les recommandations sur l’électrification des transports.

EXTENSION DES ÉTAPES ET DES OBJECTIFS DE LA QUATRIÈME TRANCHE

Conformément à la révision, la liste des étapes et des objectifs liés à la quatrième tranche du plan passe de 58 à 61 avec l’introduction d’une nouvelle mesure, l’entrée en vigueur de l’amendement à la loi sur les droits et libertés des étrangers en Espagne et leur intégration sociale.

Elle anticipe également deux autres étapes et objectifs qui étaient auparavant liés à la sixième tranche du plan : la procédure judiciaire électronique et le renforcement et l’amélioration des capacités de cybersécurité avec l’introduction d’une nouvelle ligne d’aide.

Auteur/autrice