Cañete (Pimec) considère la journée de travail de 37,5 heures comme « populiste » et met en garde contre une réforme du travail déguisée.

Il affirme que payer le même salaire avec une réduction de la journée de travail revient à « se tirer une balle dans le pied ».

BARCELONE, 30 octobre (CALPA PARIS) –

Le président de Pimec, Antoni Cañete, a qualifié la réduction de la journée de travail à 37,5 heures d' »annonce populiste » et a averti que l’accord entre le PSOE et Sumar pour l’investiture propose une réforme du travail secrète, selon ses termes, en dehors du dialogue social.

Dans une interview accordée ce lundi à La2 et Ràdio4, reprise par Europa Press, il a affirmé que payer le même salaire en travaillant 37 heures et demie revenait à « se tirer une balle dans le pied », l’Espagne étant le pays ayant la plus mauvaise productivité d’Europe après la Turquie, textuellement.

Il a assuré que la mesure pourrait entraîner la fermeture d’entreprises et a insisté sur le fait qu’elle était populiste si elle n’augmentait pas la productivité des entreprises : « Nous voulons tous travailler moins et être mieux payés. Mais ce que nous devrions faire, c’est ne pas payer un salaire une année et fermer l’entreprise l’année suivante ».

En ce qui concerne l’accord PSOE-Sumar visant à rétablir la coalition gouvernementale et à investir le président sortant et candidat du PSOE à la réélection, Pedro Sánchez, il a mis en garde contre le fait qu’il propose une « réforme du travail déguisée ».

Il a réitéré que les mesures proposées par le pacte devraient être traitées « dans leur propre sphère, c’est-à-dire dans la sphère du dialogue social », qui implique les employeurs et les travailleurs, comme l’a averti le Pimec dans une déclaration le vendredi 20 octobre.

AÉROPORT ET CHAMBRE

Interrogé sur la proposition présentée par le Foment del Treball d’allonger la troisième piste de l’aéroport de Barcelone au-dessus de La Ricarda, il a demandé de « voir plus loin » qu’El Prat et de penser à une zone aéroportuaire catalane, en promouvant des enclaves telles que Gérone et Reus (Tarragone).

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En ce qui concerne la nouvelle présidence de Josep Santacreu à la Chambre de Commerce de Barcelone, Cañete s’est félicité du fait que « la Chambre parle à nouveau du point de vue des entreprises ».

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