Élite Taxi veut « bloquer » les accès à Barcelone, au port et à l’aéroport du 1er au 4 septembre

Demande la démission de Lopacher et Grau (ACCO) et une commission d’enquête au Parlement.

BARCELONE, 2 (CALPA PARIS)

Élite Taxi a annoncé qu’elle appellera le secteur des taxis à « bloquer tous les accès à Barcelone, à l’aéroport, au port et aux artères de la ville » entre le 1er et le 4 septembre, dans un communiqué publié mercredi.

L’organisation a justifié les mobilisations par « l’attaque fasciste de la GestACCO » – un jeu de mots entre Gestapo et l’acronyme de l’Autorité catalane de la concurrence (ACCO) – contre ce que l’organisation considère comme la liberté d’expression.

Ce mardi, l’ACCO a rendu publique une sanction à l’entité de 122 910 euros pour infraction à la Loi de Défense de la Concurrence pour une « recommandation collective de boycott d’Uber et d’autres opérateurs » qui implique une infraction très grave à l’article 1.1 de la Loi de Défense de la Concurrence (LDC).

Elle a également invoqué le « silence de tous les partis politiques catalans face à cette attaque sans précédent d’une institution catalane qui cherche à censurer » l’opinion d’Élite Taxi sur des entreprises telles qu’Uber, Cabify, Bolt ou Free Now.

Dans des déclarations à la presse, le porte-parole de l’organisation, Tito Álvarez, a expliqué que les mobilisations seront appelées « Opération Cadenas », car elles visent à « effondrer tous les périphériques, le carrefour de la Trinitat, le carrefour du Llobregat et les entrées et sorties de l’aéroport ».

Il a critiqué le fait que jusqu’à présent aucun politicien catalan n’a réagi à la sanction de l’ACCO, en particulier « tous ceux qui ont subi la plus grande répression », en référence à l’ERC et aux Junts.

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DEMANDES

Álvarez a assuré que les mobilisations pourraient être annulées si une commission d’enquête était lancée au Parlement « pour enquêter sur la relation entre Uber et ACCO ».

L’organisation a également exigé la « révocation immédiate » du président de l’ACCO, Roger Lopacher, et de la directrice générale, Anna Grau.

Elle assure qu’ils sont « les maîtres d’œuvre de cette opération de répression politique et d’imposition de la dictature des multinationales ».

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