La Turquie augmente la TVA de deux points de pourcentage pour la porter à 20 % et augmente les taxes sur les crédits à la consommation

MADRID, 7 juil. (CALPA PARIS) –

La Turquie a augmenté la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) de 18% à 20% et d’autres prélèvements pour lutter contre le déficit public, a rapporté vendredi le Journal officiel de la République de Turquie.

La TVA a été augmentée de deux points de pourcentage pour atteindre 20%, tandis que la taxe sur les restaurants et les hôtels a été augmentée de deux points de pourcentage pour atteindre 10%. De même, la taxe sur les prêts bancaires à la consommation est passée de 10 % à 15 %.

Les frais pour l’obtention d’un visa, d’un passeport ou d’un passage chez le notaire ont augmenté de 50 %, tandis que les frais de loterie et de paris ont également été augmentés.

Ces augmentations d’impôts visent à réduire l’important déficit annuel de 659 milliards de lires (23,189 milliards d’euros) que le ministère des Finances prévoit pour l’année en cours. En attendant, le déséquilibre des comptes au mois de mai s’élevait déjà à 264 milliards de lires (9,29 milliards d’euros).

La nécessité d’augmenter les cotisations découle des promesses électorales faites lors des élections présidentielles de mai dernier par Recep Tayyip Erdogan, qui avait assuré qu’il revaloriserait les salaires et faciliterait les retraites anticipées.

A cela s’ajoutent les tremblements de terre de février, qui ont fait des dizaines de milliers de morts et des dégâts que le Trésor turc lui-même a chiffrés à 2 000 milliards de lires (70 378 millions d’euros), soit l’équivalent de 9 % du PIB national. De son côté, la Banque mondiale, dans une estimation préliminaire, a chiffré les dommages directs causés en février à 34,2 milliards de dollars (31,346 milliards d’euros).

IMPÔT SUR LES SOCIÉTÉS

La nouvelle de vendredi s’inscrit dans le cadre de l’intention du gouvernement turc d’augmenter l’impôt sur les sociétés de 20 % à 25 %, ainsi que de 25 % à 30 % pour les banques, les compagnies d’assurance, les fonds de pension et les sociétés de paiement électronique.

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Selon des rapports publiés mercredi, le projet de loi rédigé par le gouvernement d’Erdogan qui comprend ces mesures sera envoyé à l’Assemblée nationale cette semaine pour analyse et approbation ultérieure. S’il reçoit le « feu vert » du Parlement, le gouvernement sera également en mesure de tripler sa capacité d’emprunt nette pour cette année.

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