L’Autorité française de la concurrence enquête sur Nvidia pour d’éventuelles pratiques anticoncurrentielles

MADRID, 29 sept (CALPA PARIS) –

Les services d’enquête de l’Autorité française de la concurrence ont perquisitionné les bureaux français du fabricant américain de microprocesseurs Nvidia, soupçonné de pratiques anticoncurrentielles, selon le Wall Street Journal.

Dans le cadre d’une enquête sur le cloud, l’autorité française de la concurrence s’est inquiétée du fait que les entreprises établies dans le secteur pourraient exclure les plus petites.

L’Autorité française de la concurrence a indiqué dans un communiqué mercredi que, sur autorisation d’un juge, elle avait effectué une perquisition « dans les locaux d’une société soupçonnée de pratiques anticoncurrentielles dans le secteur des cartes graphiques », sans préciser le nom de la société, bien que le « Wall Street Journal » désigne Nvidia comme étant la société faisant l’objet de l’enquête.

En tout état de cause, l’Autorité française de la concurrence rappelle dans son communiqué de presse que ces perquisitions ne présupposent pas l’existence d’une infraction à la loi imputable à l’entreprise impliquée dans les pratiques anticoncurrentielles alléguées, celle-ci ne pouvant être établie que par « une instruction complète du dossier au fond ».

« L’autorité ne fera pas d’autres commentaires, ni sur l’entité, ni sur les pratiques en question », conclut le communiqué.

Nvidia, le fabricant américain de puces et de cartes graphiques, a récemment annoncé un bénéfice net de 6,188 milliards de dollars (5,691 milliards d’euros) pour son deuxième trimestre fiscal terminé en juillet, soit plus de neuf fois le bénéfice du même trimestre de l’année dernière (+843%) et trois fois le bénéfice de son premier trimestre fiscal.

L’action Nvidia sur l’indice Nasdaq a clôturé jeudi sur une hausse de 1,46% à 430,89 dollars par action (407,76 euros).

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