Le déficit commercial diminue de plus de 57 % au premier trimestre et les exportations atteignent à nouveau des niveaux record

Le déficit énergétique en baisse de 25,6% à 8 217,6 millions d’euros

MADRID, 18 (CALPA PARIS)

Le déficit commercial s’est élevé à 6 578,3 millions d’euros au premier trimestre de l’année, soit une diminution de 57,3 % par rapport à la même période en 2022, selon les données publiées jeudi par le ministère de l’Industrie, du Commerce et du Tourisme.

Le rapport de mars sur le commerce extérieur reflète que le déficit énergétique au cours des trois premiers mois de cette année est tombé à 8 217,6 millions d’euros, contre 11 052,3 millions au cours de la même période de l’année précédente, tandis que le solde non énergétique a montré un excédent de 1 639,3 millions d’euros, contre un déficit de 4 364,1 millions en 2022.

Les exportations espagnoles de marchandises ont augmenté de 14,6 % jusqu’en mars par rapport à la même période en 2022, avec 102 683,9 millions d’euros, un record historique pour la période. Les importations, quant à elles, ont augmenté de 4 % pour atteindre 109 262,2 millions d’euros, également un record.

En volume, les exportations ont augmenté de 3,5 % en glissement annuel, leurs prix approximés par les indices de valeur unitaire ayant progressé de 10,7 %, et les importations ont diminué de 3,2 % en glissement annuel, leurs prix ayant augmenté de 7,5 %.

Ainsi, le taux de couverture — le rapport entre les exportations et les importations — s’est établi à 94%, soit 8,7 points de pourcentage de plus que celui enregistré en janvier-mars 2022 (85,3% en données provisoires).

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POIDS PLUS IMPORTANT DES EXPORTATIONS DE PRODUITS CHIMIQUES.

Les principaux secteurs en termes de poids dans les exportations totales au cours du premier trimestre de l’année ont été les produits chimiques, qui ont représenté 19% du total et ont augmenté de 14,2% par rapport à l’année précédente. Ils sont suivis par les biens d’équipement, avec 17,8 % du total après une croissance de 23,3 % en glissement annuel, les produits alimentaires, les boissons et le tabac – 17,1 % du total et en hausse de 13,9 % en glissement annuel – et le secteur automobile – 13,4 % du total et en hausse de 32 % en glissement annuel.

Les secteurs qui ont le plus contribué au taux de variation annuel des exportations au cours de la période (14,6%) sont les biens d’équipement (3,9 points), le secteur automobile (3,7 points), les produits chimiques (2,7 points) et les produits alimentaires, les boissons et le tabac (2,4 points). À l’opposé, aucun secteur n’a contribué de manière significative à l’évolution négative.

Du côté des importations, les principales contributions positives au cours de la période janvier-mars sont venues du secteur des biens d’équipement (contribution de 2,9 points), du secteur automobile (contribution de 2,7 points), des produits alimentaires, des boissons et du tabac (contribution de 2 points) et des biens de consommation manufacturés (contribution de 0,3 point).

Les contributions négatives les plus importantes proviennent du secteur des produits énergétiques (contribution de -2 points), des produits chimiques (contribution de -1,4 point), des semi-produits non chimiques (contribution de -0,6 point) et des biens de consommation durables (contribution de -0,2 point).

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LES VENTES DE BIENS À L’UE AUGMENTENT DE 15,4%.

En termes de destinations, les exportations vers l’Union européenne en janvier-mars 2023 (63,9% du total) ont augmenté de 15,4% par rapport à la même période de l’année précédente. En ce qui concerne les ventes vers la zone euro (55,9 % du total), elles ont augmenté de 14,3 %, tandis que celles vers le reste de l’Union européenne (8 % du total) ont augmenté de 24,2 %.

Par pays, l’augmentation cumulée jusqu’en mars des exportations vers l’Allemagne (18,9%), l’Italie (17,4%), la France (15,2%) et le Portugal (6,5%) est remarquable. Dans le reste de l’Europe, les ventes vers la Turquie ont augmenté de 20% et celles vers le Royaume-Uni de 11,8%.

Les exportations vers les destinations tierces ont augmenté de 13,1% en glissement annuel au cours de cette période, représentant 36,1% du total, avec des exportations vers l’Océanie (49,3%), l’Amérique latine (33,4%), l’Amérique du Nord (19%), l’Asie sans le Moyen-Orient (8,2%) et l’Afrique (2,8%) en croissance, par rapport aux baisses au Moyen-Orient (-8,8%).

Les augmentations positives vers l’Australie (49,0%), le Brésil (34,2%), l’Afrique du Sud (33,4%), Hong Kong (31,4%), le Vietnam (23,7%), le Mexique (20,3%), le Nigeria (19,8%), le Maroc (18,6%) et les États-Unis (18,5%), et les augmentations négatives vers l’Algérie (-93,6%), l’Arabie Saoudite (-35,8%), Singapour (-11,7%) et la Corée du Sud (-2,1%), sont à noter.

LES ÎLES BALÉARES ENREGISTRENT LA PLUS FORTE HAUSSE DES EXPORTATIONS

En ce qui concerne les communautés autonomes, la communauté qui a connu le plus fort taux de variation annuelle de ses exportations au cours de la période est celle des Îles Baléares (42,2%), suivie de La Rioja (28,6%) et de la Principauté des Asturies (26,6%). En revanche, les îles Canaries (-19,3%) ont été la seule région où les exportations ont diminué.

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Dans l’analyse des contributions au taux de variation annuelle des exportations totales (14,6%), la communauté ayant la plus forte contribution positive est la Catalogne, avec 5,4 points de pourcentage, dont les exportations ont représenté 26% du total et ont augmenté de 22,2% d’une année sur l’autre. Elle est suivie par la Communauté de Madrid, avec une contribution de 2,8 points et dont les exportations, qui représentent 15,2% du total, ont augmenté de 19,0% d’une année sur l’autre. La seule région ayant contribué négativement est celle des Îles Canaries avec -0,2 point (0,6% du total des exportations, en baisse de 19,3% d’une année sur l’autre).

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