Le prix de l’huile d’olive extra vierge a augmenté de 75 % en un mois, selon Facua.

Quatre huiles sur dix ont vu leur prix augmenter au cours du dernier mois

MADRID, 5 octobre (CALPA PARIS) –

Le prix de l’huile d’olive vierge extra a augmenté de 75 % en un mois dans la même chaîne de distribution, selon l’étude réalisée par Facua-Consommateurs en action sur l’évolution des prix de l’huile d’olive vierge et vierge extra au mois d’octobre.

Concrètement, le rapport révèle que la hausse des prix de septembre à octobre a atteint 5,53 euros par litre après avoir comparé les prix de 70 marques dans différents formats (plastique, verre, bidon ou spray) dans huit grandes chaînes de supermarchés (Mercadona, Dia, Hipercor, Alcampo, Lidl, Aldi, Eroski et Carrefour).

Sur les 345 prix des huiles d’olive vierges et extra vierges inclus dans l’étude, 126 ont augmenté par rapport au prix qu’ils avaient au début du mois de septembre (36,5 %), tandis que 39 d’entre eux ont baissé (11,3 %). Les 180 restantes (52%) sont vendues au même prix qu’il y a un mois.

Les trois plus fortes hausses détectées par l’organisation de consommateurs concernent la carafe en plastique de 5 litres d’huile d’olive extra vierge Carbonell, qui était 74,8 % plus chère à Carrefour début octobre qu’il y a un mois.

Ce produit était proposé début septembre à 36,95 euros, alors qu’il coûte actuellement 64,59 euros, soit une hausse de 27,64 euros et de 5,53 euros par litre. À Alcampo, la même carafe est vendue à 49,99 euros (6,3 % de plus qu’il y a un mois) et à Hipercor à 46,95 % (6,8 % de plus), selon les données de Facua.

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La deuxième place revient à la carafe en plastique de 5 litres d’huile d’olive extra vierge Picual Fuente Sierra à Alcampo, qui est passée de 23,81 à 39,99 euros, soit 68 % plus cher (une variation de 16,18 euros, ce qui représente une augmentation de 3,24 euros par litre).

En troisième position se trouvent les carafes de 1 litre de Carbonell extra vierge 100% Hojiblanca, Arbequina et Picual chez Hipercor, qui se vendaient en septembre à 9,32 euros et maintenant à 14,50 euros, soit 55,6% de plus (5,18 euros).

JUSQU’À 56% DE DIFFÉRENCE DE PRIX SELON LES SUPERMARCHÉS

La plus grande différence de prix entre une même marque selon l’établissement où elle est vendue se trouve actuellement dans la bouteille en plastique de 1 litre de l’huile d’olive extra vierge Carbonell 100% Hojiblanca. Elle varie de 9,31 euros chez Alcampo à 14,50 euros chez Hipercor, soit une différence de 55,7 % (5,19 euros/litre).

La deuxième variation la plus importante concerne la carafe en plastique de 5 litres d’huile d’olive extra vierge Hojiblanca Maestros, qui se vend à 41,50 euros chez Alcampo contre 64,59 euros chez Carrefour, soit 55,6 % plus cher (23,09 euros de différence, soit 4,62 euros par litre). En troisième position, la bouteille en plastique de 1 litre d’huile d’olive extra vierge Coosur Hojiblanca se vend 8,68 euros chez Alcampo et 11,99 euros chez Hipercor, soit 38,1 % de plus (3,31 euros).

Par supermarchés, à Hipercor 32 des 65 huiles incluses dans cette étude sont devenues plus chères, 49,2%, tandis qu’à Carrefour 28 des 59 produits analysés coûtent plus cher qu’il y a un mois (47,4%) et à Eroski, 27 des 67 huiles de l’échantillon (40,2%).

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En revanche, Mercadona et Lidl se situent à l’autre bout de l’échelle. Les deux chaînes ont maintenu le même prix pour leurs huiles d’olive qu’au début du mois de septembre. Chez Dia et Aldi, en revanche, un seul produit a vu son prix augmenter sur un échantillon de respectivement 22 et 6 prix.

DEMANDE D’UN PLUS GRAND CONTRÔLE DE LA CHAÎNE DE PRODUCTION

La Facua prévoit d’envoyer ces données au ministère de la consommation dans le cadre d’une extension des plaintes présentées le mois dernier, dans lesquelles elle demande au département dirigé par Alberto Garzón d’ouvrir une enquête sur les augmentations des marges bénéficiaires qui ont vraisemblablement lieu dans l’huile d’olive et d’autres aliments concernés par le remboursement de la TVA.

L’organisation de consommateurs a également demandé une nouvelle fois au ministère de l’agriculture, de la pêche et de l’alimentation de renforcer le contrôle de la chaîne de production et d’enquêter sur l’existence d’une spéculation de la part des grandes chaînes de distribution ou d’autres intermédiaires lors de l’application des marges bénéficiaires à ces produits.

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