Le secteur des taxis se félicite des restrictions imposées par le gouvernement aux VTC « après 12 ans de chaos réglementaire ».

MADRID, 5 juil. (CALPA PARIS) –

L’Association nationale des taxis (Antaxi) s’est félicitée que le gouvernement ait approuvé la semaine dernière le décret-loi royal qui, entre autres, permet aux communautés autonomes et aux municipalités de limiter la délivrance de nouvelles autorisations de VTC en fonction de critères environnementaux, de la congestion du trafic ou de l’occupation de l’espace public.

« Après plus de douze ans de chaos réglementaire dans les transports, ce règlement est ce qui se rapproche le plus, au niveau national, d’une véritable tentative d’organiser les transports sur la base de questions d’intérêt général », a déclaré le président de l’Antaxi, Julio Sanz.

L’organisation considère donc que le nouveau règlement est une « amélioration sur la voie du transport urbain durable, avec des garanties d’amélioration de la qualité de l’air et d’efficacité dans l’utilisation de l’espace public ».

M. Sanz a également souligné qu’une réglementation « urgente » était « nécessaire » pour éviter « l’impact incontrôlé » de l’examen de « dizaines de milliers » d’autorisations de VTC dont le refus a fait l’objet d’un recours et qui, selon lui, « aurait été un énorme « choc » pour le système de transport et l’état des routes » dans les villes espagnoles.

Dans ce contexte, l’organisation s’est déclarée « satisfaite » du fait que le gouvernement ait maintenu dans la législation le ratio d’une licence de VTC pour 30 taxis, une décision que M. Sanz a qualifiée de « responsable ».

Dans ce contexte, Antaxi a exhorté les nouveaux gouvernements régionaux et municipaux en cours de formation à « assumer la nouvelle règle et à appliquer les nouveaux critères » du décret-loi royal.

« Il est temps d’empêcher les demandes massives d’autorisation de VTC, qui sont faites sans tenir compte d’aucun critère de nécessité ou de proportionnalité, et qui ont causé tant de dommages à la mobilité dans les villes », a déclaré M. Sanz.

« ILS NE NUISENT À PERSONNE ».

Le gouvernement a assuré que les restrictions qui seront désormais appliquées aux nouvelles autorisations de licences de VTC sont d’intérêt général et « ne visent à nuire à personne », de sorte qu’elles peuvent également être appliquées aux nouvelles licences de taxis.

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Des sources du ministère des Transports, de la Mobilité et de l’Agenda urbain ont précisé que la nouvelle réglementation ne s’appliquera qu’aux licences d’État, qui sont actuellement au nombre de 60 000 pour les taxis et de 18 000 pour les VTC, soit environ 3,3 taxis pour chaque VTC.

Désormais, et uniquement pour les nouvelles licences, l’autorisation pourra être soumise à des critères environnementaux, de congestion du trafic ou d’occupation de l’espace public que chaque conseil communautaire ou municipal décidera.

Ainsi, une municipalité pourrait fixer une limite pour les taxis et les VTC et, une fois cette limite atteinte, plus aucune licence ne serait accordée ni aux taxis ni aux VTC. D’autres restrictions pourraient consister à limiter les indices de qualité de l’air – plus aucune licence ne serait délivrée tant qu’un certain seuil ne serait pas atteint – ou à limiter l’activité aux zones à faible taux d’émission.

Toutes les demandes qui ne satisfont pas à ces exigences imposées par chaque autorité locale ou régionale bénéficieront d’une période d’attente de trois ans, au cours de laquelle elles pourront finalement obtenir la licence si les seuils sont atteints pendant cette période.

D’autre part, pour qu’une licence soit délivrée maintenant, le demandeur doit disposer d’un véhicule spécifique pour le développement de cette activité. Dans le passé, certaines grandes entreprises de VTC avaient beaucoup plus de licences que de voitures, car elles demandaient plusieurs licences avec un seul véhicule, ce qui ne sera plus possible.

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