Les accords signés cette année prévoient une augmentation moyenne des salaires de 4,27 % jusqu’en septembre, ce qui est supérieur à l’IPC.

Les travailleurs bénéficiant de clauses de révision tombent à 23 %.

MADRID, 15 oct. (CALPA PARIS) –

Les conventions collectives signées cette année jusqu’en septembre prévoient une augmentation moyenne des salaires de 4,27 %, supérieure à l’inflation en glissement annuel en septembre (3,5 %) et conforme aux lignes directrices fixées par les syndicats et les employeurs dans l’Accord interconfédéral sur la négociation collective (AENC).

Cet accord recommande des augmentations salariales de 4 % en 2023 et de 3 % en 2024 et 2025, avec une clause de révision salariale qui, en cas de déviation de l’inflation, pourrait impliquer des augmentations supplémentaires allant jusqu’à 1 % pour chacune des années de l’accord (2023-2025).

Selon les données du ministère du travail recueillies par Europa Press, la plupart des accords enregistrés jusqu’en septembre ont été signés au cours des années précédentes, bien qu’ils prennent effet en 2023.

Plus précisément, au cours des neuf premiers mois de l’année, un total de 3 110 conventions collectives ayant des effets économiques en 2023 ont été enregistrées, dont seulement 801 ont été signées cette année, avec une augmentation moyenne des salaires de 4,27 %. Les 2 309 conventions restantes ont été signées au cours des années précédentes, avec une augmentation moyenne des salaires de 3,09 %.

Les 3 110 accords enregistrés jusqu’en septembre couvraient plus de 9,5 millions de travailleurs.

AUGMENTATION MOYENNE DES SALAIRES DE 3,41 % POUR L’ENSEMBLE DES ACCORDS

Si l’on ajoute les accords signés cette année à ceux signés les années précédentes mais avec effet à partir de 2023, l’augmentation moyenne des salaires a été de 3,41 % jusqu’en septembre, un chiffre supérieur à celui enregistré en août (3,38 %) et légèrement inférieur à l’IPC, dont le taux en glissement annuel s’est établi à 3,5 % au neuvième mois de l’année.

A lire aussi  La BID accorde un prêt de 32,5 millions d'euros à l'Argentine pour le développement de l'intelligence artificielle

L’augmentation moyenne des salaires enregistrée dans les accords conclus jusqu’en septembre (3,41 %) a réduit l’écart avec les lignes directrices fixées par les CCOO, l’UGT, la CEOE et Cepyme dans l’AENC, puisqu’elle se situe à moins de six dixièmes de point de pourcentage de l’augmentation salariale de 4 % recommandée par les partenaires sociaux pour l’année en cours.

TROIS TRAVAILLEURS SUR QUATRE, SANS CLAUSE DE RÉVISION

Selon les statistiques du travail, la plupart des accords enregistrés jusqu’en septembre ne comportent pas de clause de révision des salaires pour éviter les pertes de pouvoir d’achat. Concrètement, sur les 3 110 accords enregistrés, seuls 14,4 % (449) comportaient une clause de garantie salariale, et parmi ceux-ci, 311 prévoyaient son application rétroactive.

Les accords comportant une clause de révision concernent 2,19 millions de travailleurs sur un peu plus de 9,5 millions couverts par les accords enregistrés jusqu’en septembre, soit l’équivalent de 23 % du total.

Ainsi, la majorité des travailleurs (trois sur quatre) n’ont pas de clause de sauvegarde dans leur convention collective. Bien que le nombre de travailleurs protégés par cet instrument ait augmenté par rapport à décembre 2022 (21,08 %), il a diminué par rapport au mois précédent, août, où il s’élevait à 23,5 %.

QUATRE ACCORDS SUR DIX PRÉVOIENT DES AUGMENTATIONS SUPÉRIEURES À 3 %.

Sur le nombre total d’accords enregistrés jusqu’en septembre, 2 254 étaient des accords d’entreprise, avec des effets sur 554 804 travailleurs et une augmentation moyenne des salaires de 3,16 %, tandis que 856 étaient des accords sectoriels couvrant plus de 8,9 millions de travailleurs, avec une augmentation moyenne des salaires de 3,43 %.

A lire aussi  Le gouvernement prévoit que l'âge moyen de la retraite augmentera de 1,6 an en 2050 en raison des incitations à retarder le départ à la retraite.

La journée de travail moyenne convenue dans les conventions collectives s’élevait à 1 754,4 heures par travailleur et par an jusqu’en septembre (1 699 heures dans les accords d’entreprise et 1 757,8 heures dans les conventions collectives de niveau supérieur).

Sur les 3 110 accords enregistrés jusqu’en septembre, 78, soit l’équivalent de 2,5 %, prévoyaient un gel des salaires, tandis que 40,3 % des accords, soit quatre sur dix, prévoyaient une augmentation salariale supérieure à 3 %, la moyenne étant de 4,96 %.

41,1 % des accords enregistrés au cours des neuf premiers mois de l’année font état d’augmentations salariales moyennes comprises entre 1 % et 2,5 %. Les statistiques ne comprennent qu’un seul accord prévoyant une réduction salariale de 3,75 %, qui a eu des répercussions sur 78 travailleurs.

LE NOMBRE DE TRAVAILLEURS TOUCHÉS PAR LES « OPT-OUTS » AUGMENTE DE 31,2 %.

Les statistiques du travail révèlent également que jusqu’en septembre, 485 conventions collectives n’ont pas été appliquées, contre 411 au cours de la même période en 2022 (+18 %).

Ces  » descuelgues  » ont affecté un total de 21 464 travailleurs, contre 16 352 au cours des neuf premiers mois de 2022, ce qui représente une augmentation de 31,2 %. Le déliement des accords implique la révision des conditions de travail dans les entreprises.

Auteur/autrice