L’indice Ibex 35 clôture la semaine sur une baisse de 3,59 %, en raison des craintes de nouvelles hausses des taux d’intérêt.

L’indice sélectif connaît sa pire semaine depuis la mi-mars, lorsqu’il avait perdu 6,09 % en raison de la crise bancaire américaine.

(MADRID, 7 juil. (CALPA PARIS) -)

L’Ibex 35 a signé ce vendredi la pire clôture hebdomadaire depuis la mi-mars (lorsque la crise bancaire américaine a plombé les marchés) avec une chute de 3,59%, ce qui a conduit le sélectif à s’établir à 9.248,8 entiers en raison des craintes d’une politique monétaire plus agressive pendant plus longtemps que prévu par les investisseurs, puisque des données ont été connues qui ont souligné la force de l’économie et de l’emploi aux États-Unis.

La sélective s’est donc éloignée des sommets annuels avec lesquels elle a clôturé la première moitié de l’année, autour de 9.600 points, après avoir récolté ce vendredi la quatrième séance consécutive dans le rouge avec une baisse de 0,39% ; cependant, dans l’année elle maintient un rendement positif de 12,39%.

Le moment clé de la semaine a eu lieu jeudi, lorsque les indicateurs économiques américains en juin ont été meilleurs que prévu et que le rapport ADP sur l’emploi a surpris avec un chiffre de création d’emplois qui a doublé les attentes du marché et qui donnerait à la Réserve Fédérale (Fed) des arguments pour maintenir une politique agressive.

En effet, l’un de ses membres, Lorie Logan, a déclaré que la vigueur du marché du travail et l’inflation encore loin des 2% (en juin, elle était de 4%) exigeaient une politique monétaire plus restrictive (les taux de la Fed sont actuellement de 5-5,25% et les minutes de la dernière réunion, connues ce mercredi, ont révélé un ton dur de la part de ses membres).

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Dans ce contexte, le pessimisme s’est propagé à travers les indicateurs de Wall Street (le Dow Jones, son principal indice, a enregistré une baisse provisoire de 1% sur la semaine), ce qui a fini par gagner l’Europe.

Par ailleurs, ce vendredi a été publié le rapport officiel sur l’emploi aux États-Unis, qui montre que le taux de chômage a baissé d’un dixième de point de pourcentage en juin, à 3,6 %, bien que les créations d’emplois aient été inférieures aux prévisions et aient permis à la plupart des marchés boursiers de récupérer une partie du terrain perdu la veille.

De son côté, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, a prévenu vendredi dans un entretien à « La Provence » que l’institution « ne restera pas inactive » si elle constate une hausse « simultanée » des marges des entreprises et des salaires qui menace la stabilité des prix.

Ainsi, les marchés européens ont enregistré des corrections notables dans le calcul hebdomadaire : Milan a baissé de 1,6% ; Londres de 3,06% ; Francfort de 3,37% et Paris de 3,89%.

LA BOURSE DE PARIS SE MAINTIENT À 9.200 POINTS EN SÉANCE MALGRÉ LA BAISSE HEBDOMADAIRE.

L’indice sélectif espagnol, à contre-courant de la tendance européenne, a baissé de 0,39% vendredi, mais a réussi à se maintenir à 9 200 points, qu’il avait perdus en début de séance.

Dans l’agenda macroéconomique européen de vendredi, la production industrielle a baissé de 0,2% en mai par rapport à avril ; les ventes au détail italiennes ont augmenté de 0,7% en mai, également en termes mensuels, tandis que la France a amélioré son déficit commercial en mai à 8,4 milliards d’euros.

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Ainsi, la plupart des marchés européens ont clôturé la dernière session de la semaine avec des rebonds après les pertes de jeudi : Paris a ajouté 0,42%, Francfort 0,48% et Milan 0,99% ; tandis que Londres, comme Madrid, a opté pour des baisses et a perdu 0,32%.

Au cours de la journée, les plus fortes hausses de l’Ibex 35 ont été enregistrées par Unicaja (+3,75%), Fluidra (+3,57%), Banco Sabadell (+3,12%) et Bankinter (+3%), tandis que les plus fortes baisses ont été enregistrées par Iberdrola (-4,28%), Laboratorios Rovi (-2,28%), Cellnex (-1,71%) et Naturgy (-1,37%).

A la clôture de la séance, le prix du baril de Brent, référence pour le Vieux Continent, était en hausse de 1,55% à 77,7 dollars, tandis que le brut texan s’établissait à 72,98 dollars, en hausse de 1,64%.

Sur le marché des changes, l’euro face au dollar s’est établi à 1,0965 « billet vert » après avoir gagné 0,7% en séance face à la devise américaine ; tandis que le taux d’intérêt des obligations espagnoles a clôturé à 3,679% après avoir ajouté près de trente points de base dans la semaine en raison de la perspective de taux élevés, la prime de risque (le différentiel avec l’obligation allemande) s’établissant à 104,7 points.

LES FACTEURS CLÉS DE LA SEMAINE PROCHAINE

Joaquín Robles, analyste chez XTB, a souligné que la semaine prochaine continuera d’être conditionnée par les données économiques et les perspectives des prochaines décisions des banques centrales.

Parmi les données les plus importantes, a souligné M. Robles, figurent les chiffres confirmés de l’inflation pour le mois de juin aux États-Unis et dans les principales économies européennes, les interventions des banquiers centraux et les prévisions économiques européennes ainsi que le procès-verbal de la dernière réunion de la BCE.

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À la fin de la semaine, la saison des résultats des entreprises commencera, avec les grandes banques américaines en tête, comme JP Morgan, Well Fargo et Citigroup.

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