L’UE et l’Amérique latine posent « la première pierre » à l’Ecofin de Santiago d’une « cathédrale » pour un « monde meilleur ».

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(de gauche à droite) Le président de la Banque de développement d’Amérique latine (CAF), Sergio Díaz-Granados, le ministre des Finances de Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Camillo Michael Gonsalves, le premier vice-président et ministre de l’Économie et de la Transformation numérique, Álvaro Ballesteros – Europa Press

Insistance sur l’engagement de l’UE à hauteur de 45 milliards d’euros en Amérique latine pour la protection de l’Amazonie et la mobilité

MADRID, 15 sept. (CALPA PARIS) –

La première vice-présidente du gouvernement et ministre de l’Économie et de la Transformation numérique par intérim, Nadia Calviño, a souligné que la réunion de l’Ecofin qui se tient ce vendredi à Saint-Jacques-de-Compostelle entre les ministres de l’Union européenne et de la Communauté des États latino-américains et caribéens (CELAC) est la première pierre  » pour construire cette chapelle qui deviendra une cathédrale et qui servira à renforcer une croissance durable et juste et un monde meilleur pour les générations futures « .

C’est ce qu’elle a déclaré lors d’une conférence de presse cet après-midi, après avoir visité la cathédrale de Santiago jeudi dernier. Mme Calviño a souligné qu' » aujourd’hui plus que jamais « , l’Amérique latine et les Caraïbes  » sont un partenaire stratégique  » de l’UE et une région  » clé  » pour le nouvel ordre international, basé sur le  » multilatéralisme  » et les valeurs démocratiques.

Santiago de Compostela accueille ce vendredi la réunion informelle des ministres de l’économie et des finances (Ecofin) de l’Union européenne, à laquelle participeront les ministres de 60 pays, aussi bien de l’UE que, pour la première fois, des pays d’Amérique latine et des Caraïbes.

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L’Espagne assure la présidence tournante de l’UE ce semestre et, à ce titre, la première vice-présidente et ministre par intérim des Affaires économiques et de la Transformation numérique, Nadia Calviño, a pour objectif de clore certains des dossiers les plus importants avant la fin de l’année, compte tenu de la proximité des élections européennes.

L’un des principaux points abordés aujourd’hui a été l’engagement de 45 000 millions que l’UE fournira à l’Amérique latine et aux Caraïbes, avec lesquels elle répondra à des défis tels que la numérisation, la protection de l’Amazonie, la mobilité durable et l’exploitation minière durable au Mexique, entre autres questions.

De vrais projets », a résumé M. Calviño, qui espère qu’avec de la « détermination », une co-gouvernance sera mise en place pour faire de ces investissements inclus dans le cadre du « Global Gateway » – engagé par Bruxelles à l’Amérique latine en juillet – une réalité.

Le deuxième point de la séance de travail, au cours de laquelle les ministres des deux côtés de l’Atlantique ont coïncidé, a tourné autour de la discussion sur le filet de sécurité financier mondial, dans le but d’avancer dans l’architecture financière internationale.

Pour M. Calviño, la réunion entre les ministres de l’UE et de l’Amérique latine et des Caraïbes a été une rencontre  » historique « , au cours de laquelle ils ont travaillé sur l' » alignement  » des agendas vert, numérique, du développement humain et de la réduction des inégalités, entre autres.

Il a rappelé qu’un total de 60 pays participent à cette réunion de l’Ecofin, représentant 14 % de la population et 21 % du PIB mondial, raison pour laquelle il a souligné qu’il s’agissait d’une réunion  » très substantielle et très intense « , tout en soulignant l’engagement envers de nouveaux instruments et la promotion de la collaboration public-privé au profit des pays les plus vulnérables et des économies à revenu intermédiaire.

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Le président de la CAF (Banque de développement d’Amérique latine), Sergio Díaz-Granados, a appelé à la « coordination » entre les deux rives de l’Atlantique, compte tenu de la responsabilité historique qu’impliquent ces « temps difficiles ».

INSTRUMENTS FINANCIERS EN FONCTION DE CHAQUE PROJET

Pour leur part, M. Calviño et le commissaire européen au commerce, Valdis Dombrovskis, ont convenu que les instruments à utiliser pour le développement de ces 45 milliards dépendront de chaque projet, bien qu’ils se concentreront sur la « reproduction » des mécanismes utilisés dans l’UE avec « succès » dans le cadre de la collaboration public-privé.

M. Dombrovskis, qui a remercié les organisateurs de cet événement, a également fait référence à l’importance de la réforme de l’architecture financière mondiale, qui sera abordée dans les prochaines semaines, tout en soulignant le rôle des banques multilatérales et des accords commerciaux qui sont « bénéfiques pour tous ».

Le président de la CAF (Banque de développement d’Amérique latine), Sergio Díaz-Granados, a appelé à une « coordination » entre les deux rives de l’Atlantique, compte tenu de la responsabilité historique qu’impliquent ces « temps difficiles ».

M. Díaz-Granados a insisté sur la nécessité de préserver un espace tous les deux ans et de vérifier l’état d’avancement de cet accord d’investissement de 45 milliards d’euros, qui doit être exécuté d’ici 2027. « Ce ne sera pas facile et il faudra beaucoup de coordination », a-t-il reconnu.

Pour sa part, le président de la Banque interaméricaine de développement (BID), Ilan Goldfajn, considère qu’il s’agit d’un « moment spécial » d’inflexion et de volonté politique de part et d’autre de l’Atlantique. Il estime que l’Amérique latine et les Caraïbes peuvent faire partie de la solution à de nombreux problèmes mondiaux. « Pour ce faire, nous avons besoin de la coopération de l’Amérique latine, des Caraïbes et de l’Europe, ainsi que de la BID, de la CAF et de la Banque mondiale », a-t-il souligné.

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Enfin, le ministre des Finances de Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Camillo Michael Gonsalves, a défendu la création, à la suite du Global Gateway, d’une liste d’investissements dans la région qui sont « bénéfiques pour les êtres humains, centrés sur les personnes, et qui aident les économies ». Il a également souligné le consensus des ministres sur le fait que l’architecture financière, telle qu’elle a été créée il y a 50 ans, ne répond plus aux objectifs d’aujourd’hui.

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