Selon M. Calviño, le boycott des fraises espagnoles « était inévitable » en raison de l’action « irresponsable » menée à Doñana.

MADRID, 5 juin (CALPA PARIS) –

La première vice-présidente du gouvernement et ministre de l’Économie et de la Transformation numérique, Nadia Calviño, a assuré que le boycott des fraises espagnoles par les supermarchés allemands « pouvait être vu venir dès le premier moment ».

« Dès le premier instant, nous avons exprimé notre inquiétude et, sincèrement, nous savions que ce type d’action irresponsable à l’égard d’un joyau de notre patrimoine comme Doñana allait avoir un impact négatif sur notre image, ce qui, indirectement, affectera ces agriculteurs qui jouissent d’un grand prestige sur les marchés internationaux », a déploré Mme Calviño dans une interview à TVE recueillie par Europa Press, interrogée sur la visite de députés allemands venus s’enquérir de la situation de la zone humide d’Andalousie.

Le vice-président du gouvernement a exprimé le soutien du gouvernement au secteur agroalimentaire et a accusé le PP de « nuire aux intérêts des agriculteurs ». « Nous avons tout intérêt à accompagner le secteur agricole pour qu’il devienne de plus en plus durable avec une utilisation plus efficace de l’eau, ce qui est le contraire de ce que fait le gouvernement du PP », a déclaré M. Calviño.

Elle a également souligné que l’Espagne « s’aligne sur les pays les plus avancés, partageant la vision d’une Europe plus verte, tournée vers l’avenir et plus moderne ». En revanche, elle a fait allusion au Parti populaire, qui « tente d’ignorer le changement climatique comme s’il ne s’agissait pas d’un fait scientifique auquel nous devons répondre ».

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