Selon M. Calviño, les conflits géopolitiques constituent la principale source d’incertitude pour l’économie mondiale.

MADRID, 14 octobre (CALPA PARIS) –

La première vice-présidente et ministre par intérim de l’Économie et de la Transformation numérique, Nadia Calviño, a souligné ce samedi que les tensions et les conflits géopolitiques sont la plus grande source d’incertitude pour l’économie mondiale, bien qu’elle se soit montrée plus résiliente que prévu.

Dans des déclarations faites lors d’une conférence de presse à l’occasion des réunions du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale qui se tiennent ces jours-ci au Maroc, la vice-présidente a souligné le contexte difficile après des années marquées par la sortie de la pandémie, l’inflation, le resserrement monétaire, la crise de l’approvisionnement, les prix de l’énergie et la « terrible guerre d’agression » de la Russie contre l’Ukraine.

En effet, Mme Calviño, qui termine actuellement son mandat de conseillère au FMI, a noté que lors des réunions « beaucoup ont identifié la guerre et les conflits comme la principale source d’instabilité pour l’économie mondiale en ce moment » suite à la résurgence à grande échelle du conflit dans la bande de Gaza.

À cet égard, la directrice générale du FMI, Kristalina Gueorguieva, a déploré la perte de civils innocents en Israël et a appelé à la nécessité de trouver des moyens d’éviter la mort de civils à Gaza.

La dirigeante d’origine hongroise a toutefois souligné qu’en termes d’impact sur l’économie mondiale, il est trop tôt pour anticiper les conséquences de cette nouvelle flambée du conflit israélo-palestinien, même si « nous devons reconnaître qu’il s’agit d’une autre source d’incertitude ».

C’est précisément en raison de cette image d’un contexte géopolitique marqué par des turbulences que M. Calviño a affirmé que l’économie mondiale contribuait à la stabilité et à la confiance et a insisté sur le fait qu' »il est plus important que jamais » que ces facteurs soient garantis.

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En ce sens, M. Calviño a souligné que ces réunions ont permis de dégager une unanimité sur les questions fondamentales liées à la fonction et à la mission des fonds monétaires internationaux et qu’il est possible d’en tirer une « forte impulsion » en faveur du multilatéralisme.

« Concrètement, nous nous sommes mis d’accord sur nos priorités communes afin de garantir la stabilité financière, de réduire l’inflation et d’assurer la viabilité budgétaire « , a déclaré le chef de l’économie espagnole.

Elle a également justifié les efforts déployés pour continuer à promouvoir les programmes de réduction de la pauvreté et de soutien au développement du FMI qui peuvent aider les pays les plus vulnérables, ainsi que la création d’un guichet pour faire face au choc alimentaire et l’amélioration des outils pour faire face à l’impact du changement climatique par le biais du Fonds de résilience et de viabilité.

M. Calviño a également annoncé que l’Afrique subsaharienne bénéficierait d’une voix et d’une représentation accrues grâce à un nouveau siège au conseil d’administration de l’organisme monétaire international pour la région.

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