Jusqu’au mois d’avril, le Trésor a perçu 1,596 milliard d’euros au titre des nouvelles taxes sur les emballages, les banques et l’énergie.

La réduction de la TVA sur certains aliments pour rendre le panier de la ménagère moins cher a réduit les recettes de 254 millions d’euros.

MADRID, 11 juin (CALPA PARIS) –

Au cours des quatre premiers mois de l’année, le Trésor public a perçu 1 596 millions d’euros grâce à la nouvelle taxe spéciale sur les emballages plastiques non réutilisables, à la taxe temporaire sur l’énergie et à la taxe temporaire sur les établissements de crédit et les établissements de crédit financier.

C’est ce qui ressort du rapport mensuel sur la perception des impôts pour le mois d’avril, récemment publié par l’Agence fiscale, qui montre l’impact des mesures approuvées par le gouvernement au cours du dernier exercice financier.

Au total, les ressources non financières de l’État – les recettes – se sont élevées jusqu’au mois d’avril à 80.851 millions d’euros, ce qui implique une augmentation de 10,7 % par rapport à la même période en 2022. Les impôts ont atteint 68.115 millions, 84,2% des ressources totales, augmentant de 7,8% par rapport à avril 2022.

Selon le Trésor, les impôts sur la production et les importations ont augmenté de 5,9% et, en particulier, les recettes de la TVA ont augmenté de 2,2%. Par ailleurs, dans cette rubrique, se distinguent comme innovations fiscales pour 2023, la nouvelle taxe spéciale sur les emballages plastiques non réutilisables, la taxe temporaire sur l’énergie et la taxe temporaire sur les établissements de crédit et les établissements de crédit financier, avec un montant cumulé de 1.596 millions, dont 167 millions correspondent à la taxe sur les emballages.

Le nouvel impôt temporaire sur les banques est prélevé à 4,8 % sur les intérêts et les commissions de toutes les entités dont les factures sont supérieures à 800 millions en 2019 et l’impôt affectera l’activité que les entités réalisent en Espagne.

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Pour sa part, la taxe sur l’énergie prélève 1,2 % sur le chiffre d’affaires des entreprises énergétiques dont le chiffre d’affaires est supérieur à 1 000 millions en 2019. Les recettes provenant des activités réglementées sont exclues du chiffre d’affaires soumis à la taxe.

Ainsi, la taxe n’affecte pas les revenus dont la fourniture est à un prix réglementé, comme c’est le cas du PVPC pour l’électricité, du tarif de dernier recours (TUR) pour le gaz, le GPL en bouteille et le GPL en canalisation.

Le mois de février a été marqué par le paiement anticipé des taxes, qui correspond à la moitié de ce qui est prévu pour l’ensemble de l’année. Ainsi, les entités financières et énergétiques ont dû payer, en tant que paiement anticipé de ce bénéfice, le résultat de la multiplication du pourcentage de 50% sur le montant de présentation calculé.

A la lumière de ces premiers chiffres, le Trésor prévoit que les 3.000 millions par an – en 2023 et 2024 – initialement estimés pour la perception de ces taxes temporaires seront dépassés. Ces recettes « supplémentaires » viseront à couvrir les coûts découlant des mesures destinées à faire face aux conséquences économiques et sociales de la guerre en Ukraine.

Il convient de rappeler que l’auto-évaluation définitive des nouvelles taxes (avec paiement des 50% restants) sera présentée du 1er au 20 septembre – avec prélèvement automatique du 1er au 15 septembre – sous forme électronique avec les formulaires 795 pour la taxe temporaire sur l’énergie et 797 pour la taxe temporaire sur les établissements de crédit et les établissements de crédit financier.

254 MILLIONS D’EUROS EN MOINS GRÂCE AU REMBOURSEMENT DE LA TVA SUR LES DENRÉES ALIMENTAIRES

Dans le cadre des mesures fiscales approuvées par le gouvernement pour rendre le panier de la ménagère moins cher, la réduction de la TVA sur certaines denrées alimentaires a fait perdre 254 millions d’euros aux finances publiques entre janvier et avril.

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Le dernier paquet de mesures visant à faire face aux conséquences économiques de la guerre en Ukraine et à la hausse des prix comprend une réduction de la TVA de 10 % à 5 % pour l’huile et les pâtes et la suppression de la TVA de 4 % sur tous les aliments de base.

Parmi les denrées alimentaires de base pour lesquelles la TVA est supprimée figurent le pain ordinaire, ainsi que la pâte à pain ordinaire congelée et le pain ordinaire congelé destiné exclusivement à la production de pain ordinaire ; la farine panifiable ; les types de lait suivants produits par toute espèce animale : naturel, certifié, pasteurisé, concentré, écrémé, stérilisé, UHT, évaporé et en poudre ; les fromages ; les œufs ; et les fruits, les légumes, les légumineuses, les tubercules et les céréales, qui ont le statut de produits naturels conformément au code de l’alimentation.

Ces mesures visant à rendre le panier de la ménagère moins cher, incluses dans le décret approuvé fin 2022 — qui est entré en vigueur le 1er janvier 2022 — expirent à la fin de ce mois, bien que le gouvernement maintienne qu’il les maintiendra « si des situations d’inflation anormale persistent ».

IMPACT DE L’AUGMENTATION DE LA RÉDUCTION DE LA RÉDUCTION DES REVENUS DU TRAVAIL

Le rapport reflète également l’impact de la modification de la réduction générale pour les revenus du travail approuvée par le gouvernement et incluse dans le budget général de l’État pour 2023, ce qui signifie des retenues moins élevées pour les revenus les plus faibles.

Cela a eu un impact de 236 millions d’euros pour les caisses publiques. Selon le Trésor, l’effet de cette mesure est particulièrement sensible sur les pensions et les petites entreprises, d’où l’impact plus important incorporé dans ce mois.

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BAISSE DES TAUX SUR LES PRODUITS D’HYGIÈNE FÉMININE ET LES CONTRACEPTIFS

Toujours en matière de TVA, en 2023, les tampons, serviettes hygiéniques et protège-slips seront taxés au taux réduit de 4 %, car il s’agit de produits essentiels inhérents à la condition féminine, ainsi que les préservatifs et autres contraceptifs non médicamenteux. Entre janvier et avril, cette réduction fiscale n’a entraîné qu’une diminution de 4 millions d’euros pour les caisses publiques.

Cette année, la déduction pour maternité a également été étendue aux femmes ayant des enfants de moins de trois ans, qui sont indépendantes ou salariées et qui sont affiliées au régime de sécurité sociale ou de mutuelle correspondant. Cette mesure a eu pour effet de soustraire 17 millions d’euros à la perception de l’impôt depuis le début de l’année.

MODIFICATION DES MODALITÉS DE COMPENSATION DES PERTES DES GROUPES DE SOCIÉTÉS

Il convient également de noter l’augmentation des recettes (232 millions) du premier acompte de l’impôt sur les sociétés suite à la modification de la forme de compensation des pertes des sociétés appartenant à des groupes.

Avec cette mesure, en 2023, le revenu imposable du groupe fiscal sera déterminé en additionnant le revenu imposable et 50% des pertes fiscales individuelles des sociétés du groupe. Les pertes fiscales individuelles non incluses dans la base imposable du groupe seront incluses dans la base imposable du groupe au cours des dix années suivantes.

Il convient également de noter l’augmentation des recettes (25 millions) enregistrée en avril à la suite des modifications apportées à la taxe sur les gaz fluorés et, entre autres, aux dates limites de dépôt des déclarations fiscales (auparavant, la première déclaration fiscale de l’année devait être déposée en mai, alors qu’elle l’est désormais en avril).

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