L’augmentation salariale prévue par la convention collective s’élève à 3,26 % en mai et est égale à l’IPC.

Les accords signés cette année dépassent les 4,2% d’augmentation et les travailleurs ayant une clause de révision tombent à 22,6%.

MADRID, 11 juin (CALPA PARIS) –

Les salaires convenus dans les conventions collectives ont augmenté en moyenne de 3,26 % jusqu’au mois de mai, un chiffre supérieur à celui enregistré en avril (3,14 %) et pratiquement identique au dernier IPC avancé, dont le taux annuel s’est établi à 3,2 % au cinquième mois de l’année, selon les données extraites des statistiques sur les conventions collectives du ministère du Travail et de l’Économie sociale.

Cependant, le chiffre définitif de l’inflation pour le mois de mai doit encore être confirmé par l’Institut national de la statistique (INE) mardi prochain, le 13 juin.

L’augmentation moyenne des salaires reflétée dans les accords enregistrés jusqu’en mai a également réduit l’écart avec les lignes directrices fixées par CCOO, UGT, CEOE et Cepyme dans le 5e accord interconfédéral sur la négociation collective qu’ils ont signé il y a un mois.

Plus précisément, cet accord recommande des augmentations salariales de 4 % en 2023 et de 3 % en 2024 et 2025, avec une clause de révision salariale qui, en cas de déviation de l’inflation, pourrait impliquer des augmentations supplémentaires allant jusqu’à 1 % pour chacune des années de l’accord (2023-2025).

Ainsi, l’augmentation moyenne des salaires incluse dans les accords enregistrés jusqu’en mai (3,26 %) se situe à moins de huit dixièmes de point de l’augmentation salariale de 4 % recommandée par les partenaires sociaux pour cette année.

330 ACCORDS SIGNÉS EN 2023 AVEC UNE AUGMENTATION SALARIALE MOYENNE DE 4,28%.

La plupart des accords enregistrés jusqu’en mai dans les statistiques du travail ont été signés au cours des années précédentes, même s’ils prennent effet en 2023.

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Plus précisément, au cours des cinq premiers mois de l’année, 2 513 conventions collectives ayant des effets économiques en 2023 ont été enregistrées, dont 330 seulement ont été signées cette année, avec une augmentation moyenne des salaires de 4,28 %, supérieure à l’inflation et à ce qui est envisagé dans la V AENC.

Les 2 183 accords restants ont été signés au cours des années précédentes et prévoient une augmentation moyenne des salaires de 3,03 %. Les 2 513 accords enregistrés jusqu’en mai couvraient plus de huit millions de travailleurs.

PRÈS DE HUIT TRAVAILLEURS SUR DIX SANS CLAUSE DE RÉVISION

Selon les statistiques du travail, la plupart des accords enregistrés jusqu’au mois de mai ne prévoient pas de clause de révision salariale pour éviter les pertes de pouvoir d’achat. Plus précisément, sur les 2 513 accords enregistrés, seuls 15,1 % (381) comportaient une clause de garantie salariale et 271 d’entre eux prévoyaient son application rétroactive.

Les accords comportant une clause de révision concernent 1,8 million de travailleurs sur un peu plus de 8 millions couverts par les accords enregistrés jusqu’en mai, soit 22,6 % du total.

Ainsi, la majorité des travailleurs (près de huit sur dix) n’ont pas de clauses de sauvegarde dans leurs conventions collectives. Bien que le nombre de travailleurs protégés par cet instrument ait augmenté par rapport à décembre 2022 (21,08 %), il a diminué par rapport au chiffre précédent d’avril, qui s’élevait à 25,4 %.

UN ACCORD SUR TROIS PRÉVOIT DES AUGMENTATIONS DE PLUS DE 3 %.

Sur le nombre total d’accords enregistrés jusqu’en mai, 1 832 étaient des accords d’entreprise, avec des effets sur 464 141 travailleurs et une augmentation moyenne des salaires de 2,94 %, tandis que 681 étaient des accords sectoriels et couvraient 7,5 millions de travailleurs, avec une augmentation moyenne des salaires de 3,28 %.

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La journée de travail moyenne convenue dans les conventions collectives s’élevait à 1 752,4 heures par travailleur et par an jusqu’en mai (1 702,2 heures dans les conventions d’entreprise et 1 755,5 heures dans les conventions d’entreprise et 1 755,5 heures dans les conventions collectives de niveau supérieur).

Sur les 2 513 accords enregistrés jusqu’en mai, 65, soit 2,6 %, prévoyaient un gel des salaires, tandis que 36,5 % des accords, soit un peu plus d’un sur trois, prévoyaient une augmentation salariale supérieure à 3 %, la moyenne étant de 4,82 %.

Près de la moitié des accords, 44,4 % précisément, prévoient des augmentations salariales moyennes comprises entre 1 % et 2,5 %. Les statistiques ne font état d’aucun accord prévoyant des réductions salariales.

LES TRAVAILLEURS CONCERNÉS PAR LES « OPT-OUTS » AUGMENTENT DE 27,9%.

Les statistiques du travail révèlent également que jusqu’en mai, 308 conventions collectives n’ont pas été appliquées, contre 266 au cours de la même période en 2022 (+15,8 %).

Ces « descuelgues » ont touché un total de 13 791 travailleurs, contre 10 782 au cours des cinq premiers mois de 2022, soit une augmentation de 27,9 %. Le déliement des accords implique la révision des conditions de travail dans les entreprises.

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