La Banque mondiale et le FMI renforcent leur collaboration pour lutter contre la dette élevée et la crise climatique

MADRID, Sep. 7 (CALPA PARIS) –

La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva, et le président de la Banque mondiale, Ajay Banga, ont publié jeudi une déclaration commune annonçant une collaboration plus étroite entre les deux organisations face aux défis mondiaux tels que le changement climatique, la transition numérique et les niveaux élevés d’endettement.

« La croissance de l’économie mondiale s’est ralentie et les perspectives à moyen terme sont les plus faibles depuis plus de trente ans. Les progrès en matière de réduction de la pauvreté sont au point mort. Les conflits et la fragilité sont en hausse », ont-ils déclaré dans un aperçu de l’état du monde.

Les deux organisations ont convenu que la planète est confrontée à des défis tels que la fragmentation géoéconomique, les catastrophes naturelles extrêmes exacerbées par le changement climatique et les niveaux croissants de la dette publique. D’autre part, la numérisation et les transformations technologiques « créent de nouveaux défis, mais aussi des opportunités ».

En conséquence, les agences de Bretton Woods ont indiqué qu’elles avaient un « rôle critique » à jouer pour aider les nations individuelles à surmonter ces difficultés, qui nécessiteront des « politiques bien conçues et convenablement imbriquées » pour relancer la croissance et soutenir la transition numérique et verte.

« Nous sommes déterminés à renforcer notre collaboration afin d’apporter des avantages tangibles aux personnes, aux entreprises et aux institutions de nos pays membres », ont-ils déclaré, et nous mettrons leur « expertise » à la disposition des États.

Ainsi, la Banque mondiale et le FMI vont « promouvoir la complémentarité et les synergies » de leurs travaux respectifs sur le changement climatique et formaliser les réunions du Groupe consultatif Banque-Fonds sur le climat destiné à traiter ce problème. Ces réunions auront lieu tous les deux mois.

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Elle intégrera également des « considérations climatiques » dans son analyse de la viabilité de la dette, mais renforcera également le cadre de viabilité de la dette pour les pays à faible revenu. Elle va également « approfondir le soutien aux débiteurs et aux créanciers » des processus de restructuration de la dette en cours.

D’autre part, les deux institutions multilatérales ont souligné que bien que la transformation numérique soit à l’ordre du jour, 3 milliards de personnes n’ont toujours pas accès à l’internet, ce qui constitue un défi supplémentaire.

La Banque mondiale et le FMI se sont donc engagés à aider les pays à « améliorer l’efficacité de la collecte des impôts et des systèmes de dépenses » grâce à l’utilisation de la technologie, tout en atténuant leurs risques. À cet égard, ils soutiendront la mise en œuvre du plan du G20 pour les paiements internationaux et veilleront à ce que les innovations en matière de paiement « stimulent la croissance, l’emploi et réduisent la pauvreté ».

« Nous intensifierons notre soutien aux pays pour les aider à mettre en place des politiques fiscales et des institutions budgétaires saines pour des dépenses publiques efficaces et une gestion saine de la dette et des finances publiques, parallèlement à nos travaux en cours pour soutenir le développement de marchés financiers nationaux solides », ont-ils résumé.

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