Le déficit public s’élève à 2,68 % du PIB jusqu’en juillet et le déficit public tombe à 2,14 % au premier semestre.

Les recettes de l’impôt sur le revenu des personnes physiques diminuent de près de 7 % et celles de la TVA de 0,8 %.

MADRID, 11 (CALPA PARIS)

Le déficit de l’État s’est élevé à 37,682 milliards d’euros en juillet, soit une augmentation de 56,8 % par rapport à la même période de l’année dernière (24,027 milliards) et l’équivalent de 2,68 % du PIB, contre 1,81 % en juillet 2022.

Comme l’explique le ministère des Finances, l’augmentation du déficit de l’État en juillet à 2,68 % du PIB – soit 0,87 point de pourcentage de plus qu’à la même période l’année dernière – est due à l’impact des règlements définitifs du système de financement pour 2021, qui s’élèvent à 11 798 millions en faveur des communautés autonomes et des entités locales, contre 6 106 millions en faveur de l’État l’année dernière.

Ainsi, si l’on déduit du déficit des deux périodes le résultat des règlements définitifs détaillés susmentionnés, en tenant compte de l’effet généré par le mode d’enregistrement de l’impôt sur le revenu des personnes physiques en comptabilité nationale, ainsi que des postes de dépenses liés à la couverture des soldes négatifs, le déficit de l’État au septième mois de l’année serait inférieur de 5,9 % à celui de la même période de 2022, selon les calculs de la Trésorerie.

Quant au déficit conjoint de l’Administration centrale, de la Sécurité sociale et des communautés autonomes, hors aides financières, il s’est établi à 30.186 millions d’euros jusqu’en juin, soit 5,1% de moins que l’année précédente et l’équivalent de 2,14% du PIB – contre 2,40% à la même période de 2022.

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Si l’on inclut le solde des aides aux institutions financières, le déficit est tombé à 2,17 % du PIB, selon les données fournies lundi par le ministère des Finances et de la Fonction publique.

Plus précisément, le déficit du gouvernement central s’est établi à 21 203 millions à la fin de juin 2023, soit 1,51% du PIB, contre 1,82 l’année dernière, tandis que les communautés autonomes ont enregistré un déficit de 12 110 millions, équivalant à 0,86% du PIB, contre 0,65% atteint à la même période l’année dernière.

Enfin, les fonds de sécurité sociale jusqu’en juin 2023 ont enregistré un excédent de 3.127 millions, contre 971 millions l’année dernière. En termes de PIB, l’excédent des caisses de sécurité sociale s’élève à 0,22 % du PIB, contre 0,07 % en 2022.

LES RECETTES FISCALES DE L’ÉTAT AUGMENTENT DE 0,9%.

Pour en revenir au déficit de l’Etat, son comportement jusqu’en juillet est dû au fait que les ressources non financières -recettes- se sont établies à 142,89 milliards, soit 3,6% de moins qu’à la même période de 2022. Au sein de celles-ci, les impôts ont atteint 116,288 milliards, soit 81,4% du total des ressources, après une légère croissance de 0,9% par rapport à juillet 2022.

Les impôts sur la production et les importations ont augmenté de 1,4% à 69,127 milliards, dont 52,080 milliards de recettes de TVA, soit 0,8% de moins qu’en 2022.

Au sein des ressources non financières, au titre des nouveautés fiscales en 2023, se distinguent les recettes de la nouvelle taxe spéciale sur les emballages plastiques non réutilisables (345 millions), du prélèvement temporaire sur l’énergie (753 millions) et du prélèvement temporaire sur les établissements de crédit et les établissements de crédit financier (587 millions) pour un montant cumulé de 1 685 millions.

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LES REVENUS DES ENTREPRISES AUGMENTENT DE PRÈS DE 14%.

Pour leur part, les impôts courants sur le revenu et le patrimoine ont atteint 47.028 millions, soit 0,4% de plus qu’au cours des sept premiers mois de 2022, en raison du fait que le produit de l’impôt sur les sociétés a augmenté de 13,3% à 12.422 millions, suite à l’augmentation de la perception du premier acompte provisionnel.

L’impôt sur le revenu des personnes physiques a atteint 31.649 millions, en baisse de 6,8%, tandis que les recettes de l’impôt sur le revenu des non-résidents ont augmenté de 28,8% pour atteindre 2.128 millions. De même, les impôts sur le capital ont atteint 133 millions d’euros et les recettes des cotisations de sécurité sociale ont diminué de 2,2 %.

LES DÉPENSES AUGMENTENT

En ce qui concerne les dépenses, jusqu’en juillet, les dépenses des administrations non financières se sont élevées à 180.572 millions, soit 4,8% de plus qu’au cours des sept premiers mois de l’année 2022.

Le poste dont le volume est le plus important est celui des transferts entre administrations publiques, avec un poids de 64,2% du total des emplois non financiers. Plus précisément, au cours des sept premiers mois de l’année, ils se sont élevés à 115 842 millions, soit 8 % de plus que l’année précédente, principalement en raison de l’allocation supplémentaire de 1 666 millions aux communautés autonomes et aux sociétés locales pour compenser le solde négatif global du règlement 2020.

Par ailleurs, la rémunération des salariés a augmenté de 3,7 %. Cette rubrique, qui s’élève à 12.080 millions, est affectée par la hausse de 2,5 % des salaires de l’emploi public.

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