Le nombre de passagers des trains à grande vitesse en 2022 est supérieur de 6 % à ce qu’il était avant la pandémie de concurrence.

La part du train dans le trajet Madrid-Barcelone atteint désormais 78,3 % par rapport à l’avion

MADRID, 31 juil. (CALPA PARIS) –

Le nombre de passagers des trains à grande vitesse en 2022 a été de 23,7 millions, dépassant de 6% le chiffre de 22,37 millions de passagers enregistré en 2019, avant l’apparition de la pandémie, grâce à l’entrée en concurrence avec Renfe de Ouigo en mai 2021, ainsi que d’Iryo à partir de novembre de l’année dernière.

Par rapport à l’année précédente, le trafic de passagers a bondi de 76%, grâce à la reprise de la mobilité après Covid-19, selon le dernier rapport de la Commission nationale des marchés et de la concurrence (CNMC).

Les corridors où il y a de la concurrence sont ceux qui ont gagné le plus de passagers en 2022, comme Madrid-Valence (108,8 %) ou Madrid-Barcelone (82,6 %), tandis que dans le reste des corridors à grande vitesse, l’augmentation a été d’environ 60 %.

Le train a également continué à gagner du terrain sur l’avion grâce à la libéralisation de la grande vitesse, comme sur Madrid-Barcelone, une ligne où le train représentait déjà 78,3 % des trajets par rapport à l’avion.

En fait, la part modale du train par rapport à l’avion a augmenté sur les lignes où il y a de la concurrence – sur la ligne Madrid-Valence, elle représente 89,9 % -, alors que sur les lignes entre Madrid et Séville, Malaga et Alicante, où il n’y a pas encore de concurrence avec Renfe, la part a diminué, bien qu’elle soit supérieure à 75 % dans tous les cas.

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Dans l’ensemble, le nombre total de passagers des trains a connu une forte augmentation au cours des derniers mois de 2022, dépassant 440 millions de passagers, soit 36% de plus qu’en 2021, mais toujours 13,8% de moins que les données de 2019.

Le nombre de trains circulant a augmenté pour la deuxième année consécutive, pour atteindre 31,4 trains par jour (3 trains par jour de plus qu’en 2021), sans toutefois atteindre la valeur pré-pandémique (35,2 trains par jour en 2019).

De même, la perception due à la redevance d’utilisation de l’infrastructure ferroviaire s’est élevée à 1,03 milliard d’euros, soit 19,1 % de plus qu’en 2021, mais toujours 7,7 % de moins qu’en 2019.

Un autre chiffre important du rapport est que les coûts de l’énergie de traction ont augmenté pour atteindre 376 millions d’euros (90,5 % de plus qu’en 2021 et 126,9 % de plus qu’en 2019), en raison de la hausse des prix de l’énergie.

BANLIEUE ET MOYENNE DISTANCE

La CNMC conclut que les subventions appliquées aux lignes soumises à des obligations de service public ont permis d’augmenter le nombre de passagers. Ainsi, les Cercanías (totalement gratuites), ont enregistré 31% de passagers en plus par rapport à 2021.

Parallèlement, les Media Distancia conventionnels (également gratuits) ont dépassé les niveaux d’avant la pandémie, avec près de 26 millions de passagers, soit 68% de plus qu’en 2021.

Alta Velocidad Media Distancia (avec une réduction de 50 % pour les utilisateurs récurrents) a transporté 8,5 millions de passagers, soit 90 % de plus qu’en 2021 et seulement 3,5 % de moins qu’en 2019.

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La Larga Distancia conventionnelle a enregistré 9,5 millions de passagers, soit 45% de plus que l’année précédente.

Quant au transport de marchandises, qui avait déjà retrouvé en 2021 les niveaux d’avant la pandémie, il est resté stable avec 10,527 millions de tonnes nettes par kilomètre transporté (1 % de plus qu’en 2021) et 24 millions de tonnes nettes transportées (6 % de moins qu’en 2021). La part de marché de Renfe Mercancías par rapport aux entreprises privées a suivi la tendance des dernières années et est tombée à 52,8 %.

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