M. Calviño attend du G20 qu’il s’engage à renforcer le multilatéralisme et la lutte contre le changement climatique

MADRID, 9 sept. (CALPA PARIS) –

La première vice-présidente du gouvernement et ministre de l’Économie par intérim, Nadia Calviño, a exprimé ce samedi son optimisme quant à la possibilité que le sommet du G20, qui se tient à New Delhi, débouche sur un engagement clair en faveur du renforcement du  » multilatéralisme  » et du maintien de la lutte contre le changement climatique et en faveur d’une croissance durable.

C’est ce qu’il a déclaré depuis la capitale indienne, où il s’est rendu au nom de l’Espagne, en remplacement du Premier ministre par intérim, Pedro Sánchez, qui n’a pas pu voyager en raison d’un test positif au Covid 19.

M. Calviño a déclaré que les conclusions de ce sommet devraient inclure « clairement l’objectif de tripler le déploiement des énergies renouvelables dans le monde, de laisser derrière soi le pic des émissions de CO2 en 2025 et de continuer à renforcer les mécanismes de financement verts et durables afin de mobiliser les investissements publics et privés ».

La vice-présidente a comparé le « ton » de ce sommet, qui s’achèvera dimanche, à celui de l’année dernière, pour justifier son optimisme quant à son résultat, même si elle a indiqué qu’il faudra attendre de voir les termes dans lesquels le communiqué final sera rédigé.

LE SOUTIEN DE LA CHINE A L’AGENDA MONDIAL

Pour l’heure, il a souligné qu’il appréciait « l’engagement unanime en faveur du renforcement du multilatéralisme » et que tous les dirigeants avaient reconnu qu’il était nécessaire de renforcer les instruments de coordination et de coopération pour faire face aux défis mondiaux.

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« C’est un message unanime que nous avons entendu ce matin », a-t-il déclaré, notant que le premier ministre chinois Li Qiang,
« a partagé ce même message de soutien à l’agenda mondial et aux priorités de la présidence indienne du G20 ».

Dans ce contexte, Mme Calviño a exprimé sa conviction que ce forum s’avère être le plus important « pour produire une coordination efficace au niveau mondial » qui nous permet de relever des défis communs tels que le changement climatique, la croissance durable d’un point de vue social et la lutte contre la pauvreté.

CANDIDATURE À LA BEI

En revanche, interrogée sur sa candidature à la présidence de la Banque européenne d’investissement (BEI), Mme Calviño a refusé de dire si elle se sentait favorite pour un poste pour lequel elle est en concurrence avec la vice-présidente de la Commission européenne chargée de la concurrence, la libérale danoise Margrethe Vestager, la polonaise Teresa Czerwinska, l’italien Daniele Franco et le suédois Thomas Östros.

Mme Calviño s’est limitée à souligner que « l’Espagne a présenté une candidature forte » et qu’il reste à voir si cette question sera finalement abordée lors de la réunion informelle des ministres des Affaires économiques et financières de l’Union européenne qui aura lieu les 15 et 16 septembre à Saint-Jacques-de-Compostelle.

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