M. de Guindos avertit que l’absence d’un système de garantie des dépôts est une « source de vulnérabilité ».

BRUXELLES, le 25 mai (CALPA PARIS) –

Le vice-président de la Banque centrale européenne (BCE), Luis de Guindos, a averti jeudi que l’absence d’un système de garantie des dépôts à l’échelle de l’UE était une « source de vulnérabilité » et a encouragé l’achèvement de l’union bancaire en tant qu’étape « essentielle » pour « ouvrir la voie à une Europe plus forte et plus prospère ».

« Il est impératif que nous achevions l’union bancaire », a-t-il souligné lors de son discours devant la commission des affaires économiques du Parlement européen, où il a reconnu que la proposition de la Commission européenne sur la gestion des crises et la garantie des dépôts constituait « une étape importante » vers cet objectif.

Dans une période de « grande incertitude marquée par une succession de perturbations économiques et géopolitiques et par la fragmentation des échanges », M. De Guindos a assuré que « la meilleure façon de protéger la stabilité de l’UE est de garantir une plus grande intégration européenne et un cadre réglementaire solide ».

Pour cette raison, il a encouragé les colégislateurs à faire « des progrès tangibles sur certains dossiers clés » dans les douze prochains mois, avant la fin de la législature actuelle, parmi lesquels il a cité, outre l’achèvement de l’union bancaire, la révision des règles fiscales, les réformes de Bâle III, les règles sur les crypto-actifs et le paquet sur la gestion de la crise.

À cet égard, le vice-président de la BCE a rappelé aux députés que leur rôle en tant que co-législateurs sera « crucial » pour maintenir la solidité du cadre de l’UE et a précisé que leur rôle est « vital » pour mettre pleinement en œuvre les derniers éléments de Bâle III « fidèlement et sans délai, car cela permet de mieux garantir la sécurité du système bancaire ».

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« Nous sommes très préoccupés par les nombreux écarts par rapport aux normes de Bâle introduits dans le paquet bancaire de l’UE et nous pensons qu’ils devraient être évités », a-t-il reconnu.

Dans le même temps, il a insisté sur la nécessité pour l’UE d’être « ambitieuse » et de faire des progrès « rapides », en particulier en ce qui concerne la limite d’exposition prévue pour réduire la contagion entre les crypto-monnaies et les banques.

Bien que M. De Guindos ait assuré que le secteur bancaire est « fort » aujourd’hui, en grande partie grâce aux réformes et politiques « prudentielles » mises en œuvre ces dernières années, il a souligné que des événements récents tels que les faillites de la Silicon Valley Bank aux États-Unis et du Crédit suisse devraient nous rappeler la nécessité d' »adapter constamment » le cadre réglementaire aux temps nouveaux, en surveillant et en réagissant aux nouveaux développements tels que les cryptoactifs, la numérisation et l’impact des réseaux sociaux.

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