CCOO et CSIF appellent à la première grève de la sécurité sociale le 7 septembre en raison du manque de ressources

MADRID, 11 mai (CALPA PARIS) –

CCOO et CSIF ont annoncé ce jeudi l’appel à une grève de 24 heures le 7 septembre dans tous les centres de sécurité sociale, la première dans l’histoire de l’organisation, en raison du manque de personnel, du retard dans la gestion des prestations et du non-respect général des accords du personnel, selon les deux syndicats.

CCOO et CSIF, donnant une continuité au conflit dans le domaine de la Sécurité sociale après les appels aux mobilisations et concentrations initiés tout au long du deuxième semestre 2022 et au cours de l’année 2023, effectueront également des arrêts de travail partiels tout au long du mois de mai, tous les vendredis, de 10h30 à 11h30, dans les centres des entités gestionnaires et des services communs de la Sécurité sociale.

Les syndicats dénoncent la situation de « conflit enraciné » dans la Sécurité sociale, qui démontre, selon eux, « l’abandon et la détérioration » d’un des services publics les plus demandés par les citoyens.

CCOO et CSIF indiquent que le manque de personnel, le vieillissement des effectifs, le retard dans la gestion des prestations et le non-respect des lois et accords en matière de personnel les obligent à lancer la première grève de l’histoire de cet organisme, qui débutera par des arrêts de travail partiels.

Pour la CSIF, le « manque d’engagement » de la part du ministère de José Luis Escrivá est la preuve de « l’évolution constante » des propositions d’accords sur un « Plan stratégique de sécurité sociale » « raté » dès le départ, sans caractère incitatif et sans diagnostic réel de la situation, avec une vocation d' »échec » à court ou à long terme, ce qui laisse le personnel concerné dans une situation d’incertitude et compromet collatéralement le service de qualité qui devrait être fourni à l’ensemble de la citoyenneté.

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Le syndicat se plaint également de l’absence de mesures de gestion des ressources humaines, à travers la création de l’Agence de sécurité sociale, ainsi que de tout ce qui concerne le travail à distance, les horaires de travail, la formation, la prévention, la productivité, l’action sociale, la mise à disposition de postes de travail, l’application de fonds supplémentaires, la promotion interne, la retraite partielle, la stabilité de l’emploi et les offres publiques d’emploi.

« Après avoir averti le ministère de cette situation insoutenable et de la mise en œuvre de mesures urgentes pour garantir la solvabilité du service et le rétablissement du prestige d’une institution qui devrait faire partie d’un État-providence et le garantir, nous sommes à nouveau confrontés à un manque d’élan organisationnel, à un manque de dialogue et à un manque de solutions de la part de ceux qui devraient assumer cette responsabilité », dénonce la CSIF.

CCOO, pour sa part, a déploré le « manque de volonté » du département d’Escriva de donner une solution négociée aux problèmes qui affectent le personnel et l’ensemble des citoyens : manque de personnel, retards dans les nominations et dans la reconnaissance des prestations, fermeture de bureaux, ainsi que le non-respect des engagements en matière d’offre d’emploi, de prévention des risques professionnels, de productivité, de formation ou de promotion interne.

Pour CCOO, le « Plan stratégique de sécurité sociale » a échoué dès le départ en raison de l’absence d’un véritable diagnostic de la situation, de véritables incitations et de l’absence d’une vocation de conformité à court ou à long terme.

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« Face à cette situation chaotique, pour trouver une issue aux problèmes que rencontre actuellement la Sécurité sociale, nous sommes contraints d’élever le niveau de nos revendications. Nous le regrettons, mais c’est en ce moment la meilleure option pour retrouver des engagements sérieux et dignes pour le personnel et pour offrir un service décent au public », a réaffirmé le syndicat.

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