M. de Guindos prévoit que la baisse de l’inflation « ne sera pas aussi intense » et anticipe une stagnation économique.

SAN SEBASTIÁN, 2 octobre (CALPA PARIS) –

Le vice-président de la Banque centrale européenne et ancien ministre espagnol de l’Économie, de l’Industrie et de la Compétitivité, Luis de Guindos, a déclaré que « la contribution positive à la baisse de l’inflation ne sera pas aussi importante, elle ne sera pas aussi intense, ni aussi profonde que ce qui s’est passé au cours des deux dernières décennies », même si « dans les prochains mois, sa décélération se poursuivra ».

Il a également fait état d’une « stagnation économique » pour le second semestre de l’année avec des « risques évidents de détérioration », avec une croissance « très, très modérée, proche de 0 % ».

Le vice-président de la BCE a participé ce lundi au 15e forum d’affaires du Diario Vasco au siège du journal à Saint-Sébastien.

Pour M. Guindos, les risques les plus importants concernent l’immobilier commercial, dont les prix chutent dans de nombreux pays.

M. de Guindos a souligné que les dernières prévisions de la BCE indiquent une croissance économique plus faible et une inflation légèrement plus élevée pour les 23e et 24e années : « Nous estimons que la croissance pour cette année sera très modérée, à 0,7 % dans la zone euro, et nous prévoyons que la situation économique stagnera pratiquement au cours de la deuxième partie de l’année », a-t-il déclaré.

« Les raisons sont l’effet de l’inflation passée sur la consommation en Europe, c’est-à-dire qu’elle a réduit le pouvoir d’achat des familles ; le ralentissement de la croissance de l’économie mondiale, où la Chine a beaucoup à faire », avec sa « crise de la dette intérieure et la situation de l’immobilier qui réduit la croissance économique ».

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Il a indiqué que la BCE a « légèrement augmenté la projection de croissance (pour l’inflation) en raison de l’évolution du prix du pétrole, qui augmente actuellement et approche les 100 dollars le baril, de la dépréciation de l’euro et des coûts unitaires de main-d’œuvre ».

Il a ajouté que l’inflation sous-jacente « continuera à être relativement élevée, mais la plupart de ses indicateurs, à moyen terme, montrent qu’elle ralentit ». M. de Guindos a souligné que « l’inflation générale a beaucoup baissé » et a ainsi rappelé qu' »il y a pratiquement un an, l’inflation en Europe était supérieure à 10 % et le dernier indicateur dont nous disposons, qui a été publié vendredi dernier, indique qu’elle est légèrement supérieure à 4 % ».

« Le sous-jacent est un peu plus stable, mais il commence aussi à ralentir, c’est-à-dire que les éléments sous-jacents, je le répète, sont positifs », a-t-il répété.

COÛT DU TRAVAIL

En ce qui concerne le marché du travail, il a souligné qu’il y a « un ralentissement dans la création d’emplois, mais, et c’est important, avec de la croissance ». Il a également souligné que « la productivité n’augmente pas, c’est-à-dire qu’elle ralentit dans une certaine mesure » et que « les coûts unitaires de la main-d’œuvre dans la zone euro augmentent ». M. de Guindos a souligné qu’il s’agit là de « l’une des plus grandes préoccupations du point de vue de l’inflation ».

D’un autre côté, il s’attend à ce que « l’amélioration des marges des entreprises dans la zone euro en 2022 absorbe une partie de l’augmentation des coûts unitaires de main-d’œuvre », ce qui « d’une certaine manière aura un effet positif et modérateur sur l’inflation ».

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M. de Guindos a fait référence à la hausse des taux d’intérêt qui, selon lui, s’ils sont maintenus tels quels dans le temps, apporteront une  » contribution substantielle  » à l’objectif de  » convergence de l’inflation vers 2 % « . « A partir de là, ce que nous allons faire, c’est regarder l’évolution des données », car « il y a un niveau élevé d’incertitude économique ».

COÛT DU TRAVAIL

En ce qui concerne le marché du travail, il a souligné qu’il y a « un ralentissement de la création d’emplois, mais, et c’est important, de la croissance ».

Il a également souligné que « la productivité n’augmente pas, en d’autres termes, elle ralentit dans une certaine mesure » et que « les coûts unitaires de la main-d’œuvre dans la zone euro augmentent ». M. De Guindos a souligné qu’il s’agit là de « l’une des plus grandes préoccupations du point de vue de l’inflation ».

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