Selon KPMG, 54 % des entreprises espagnoles se développeront cette année par le biais d’alliances ou d’acquisitions.

En revanche, seuls 15 % des dirigeants opteront pour des plans de désinvestissement au cours des 12 prochains mois.

MADRID, 21 mai (CALPA PARIS) –

54% des dirigeants d’entreprises espagnoles déclarent qu’ils réaliseront des alliances ou des acquisitions au cours des prochains mois, malgré la complexité du contexte actuel du marché, dans lequel l’incertitude pousse les dirigeants à étudier plus en détail les implications des opérations d’entreprise qu’ils ont sur la table.

Selon le rapport « Perspectivas M&A en España 2023 » réalisé par KPMG en collaboration avec le CEOE, un dirigeant sur quatre (25%) s’attend à pouvoir conclure une opération d’acquisition pour soutenir la croissance de son entreprise, alors qu’en 2022, seulement 11% des entreprises avaient réalisé des acquisitions.

Parmi les raisons qui poussent à réaliser une acquisition ou une fusion, la moitié des entreprises (50 %) affirment qu’il s’agit d’une « bonne opportunité » comme raison principale. L’expansion géographique est le facteur le plus important pour 36% des entreprises, suivi par le lancement de nouvelles lignes d’activité, qui est la motivation principale pour 35% des entreprises, et la consolidation de leur marché (l’argument principal pour 34% des managers interrogés).

En ce qui concerne l’entrée sur de nouveaux marchés, de nombreux entrepreneurs optent pour une coentreprise afin d’atteindre cet objectif, ce qui constitue leur première motivation lors de la mise en œuvre d’une telle opération (pour 69% des entreprises).

Pour l’associée en charge du Deal Advisory chez KPMG en Espagne, Noelle Cajigas, les investisseurs continuent de regarder 2023 avec prudence, mais tout indique que le second semestre sera un peu plus actif. « Les dirigeants espagnols prévoient de se tourner vers les fusions et acquisitions pour poursuivre leur croissance et leur diversification », a-t-elle déclaré.

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Pour sa part, l’associé responsable de la finance d’entreprise chez KPMG en Espagne, Jose A. Zarzalejos, a déclaré que le segment du capital-investissement se concentre davantage sur l’investissement et la gestion active des entreprises de son portefeuille, étant donné le risque plus important que représente la création de nouvelles plates-formes à l’heure actuelle.

PEU DE DÉSINVESTISSEMENTS

D’autre part, l’incertitude entraîne un ajustement des évaluations, ce qui signifie que peu d’entrepreneurs (seulement 15 %) envisagent des cessions ou des ventes dans les mois à venir.

Malgré cela, la vente d’actifs non stratégiques est toujours l’une des options envisagées pour obtenir des liquidités, étant la principale raison de ce type d’opération pour 62 % des entrepreneurs.

Parmi les difficultés rencontrées pour procéder à des acquisitions et à des fusions, 41% considèrent que le manque d’actifs de qualité est la raison qui peut ralentir leurs démarches.

Par ailleurs, seuls 27% indiquent que la difficulté d’obtenir un financement est le principal obstacle à la conclusion des transactions et seuls 5% considèrent encore l’impact de Covid-19 sur ce marché.

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