La Réserve fédérale décide de ne pas augmenter les taux d’intérêt et de les maintenir dans la fourchette de 5 % à 5,25 %.

778110.1.260.149.20230614201310

Archive – Bâtiment de la Réserve fédérale américaine (Fed). – FEDERAL RESERVE OF THE UNITED STATES – Archive

MADRID, 14 juin (CALPA PARIS) –

Le Federal Open Market Committee (FOMC) de la Réserve fédérale américaine (Fed) a décidé à l’unanimité de maintenir les taux d’intérêt dans la fourchette cible de 5 % à 5,25 % après les dix hausses entreprises depuis mars 2022, comme cela a été rapporté mercredi.

Comme elle l’avait déjà laissé entendre lors de la hausse de mai dernier, la Fed a choisi de geler les taux à leur niveau actuel afin de « recueillir des informations supplémentaires » sur les implications de la politique monétaire. Toutefois, l’institution a clairement indiqué qu’elle restait déterminée à ramener l’inflation à l’objectif de 2 % à long terme.

Ainsi, les conséquences du resserrement progressif de la politique monétaire, comme les « effets retardés » de la politique monétaire sur l’activité économique, l’inflation et le secteur financier, seront prises en compte dans la détermination des politiques futures de la Fed. En outre, la Fed assure qu’elle « se tient prête » à « ajuster » sa politique monétaire si « des risques émergent qui empêchent la réalisation des objectifs du Comité ».

En revanche, les plans de réduction du bilan de la Fed restent inchangés, avec le réinvestissement du principal de la dette arrivant à échéance, à l’exception de 95 milliards de dollars (87,891 milliards d’euros) chaque mois, entre les obligations du Trésor et les titres hypothécaires.

PRÉVISIONS ÉCONOMIQUES

La Fed a également publié une mise à jour de ses prévisions macroéconomiques, ainsi que les estimations de ses membres concernant l’évolution des taux d’intérêt.

A lire aussi  Campofrío Food Group perd 70,2 millions en 2022, soit 70% de plus, mais augmente son chiffre d'affaires de 4,9%.

Le diagramme en pointillés s’est fortement modifié par rapport au mois de mars. Au troisième mois de l’année 2023, une majorité de membres du FOMC s’attendait à ce que les taux se situent entre 5 % et 5,5 % à la fin de l’année 2023. Aujourd’hui, une grande majorité s’attend à ce que les taux se situent au moins à la fin de l’année dans la fourchette de 5,5 % à 6 %. En ce qui concerne l’année 2024, il y a une nette dispersion parmi ceux qui s’attendent à ce que le prix de l’argent se situe entre 4 % et 5 %, bien que certains membres parient sur des chiffres supérieurs à 5 %.

La projection centrale de la banque centrale prévoit des taux d’intérêt entre 5,4 % et 5,6 % en 2023, similaires aux 5,1 % et 5,4 % prévus en mars. Pour 2024, la fourchette devrait se situer entre 4,4 % et 5,1 %, par rapport à la prévision précédente de 3,9 % à 5,1 %.

En ce qui concerne les développements macroéconomiques, la Fed a revu ses perspectives à la hausse. Elle a revu à la hausse, à 1%, la croissance du PIB du pays en 2023, contre 0,4% estimé en mars. En revanche, la prévision de croissance pour 2024 a été réduite d’un dixième de point de pourcentage à 1,1 %, tandis que celle pour 2025 a également été réduite d’un dixième de point de pourcentage à 1,8 %.

&#13 ;

En ce qui concerne le chômage, la Fed estime que le pays terminera l’année avec un taux de chômage de 4,1 %, soit quatre dixièmes de point de pourcentage de moins qu’estimé il y a trois mois. En 2024 et 2025, le taux de chômage s’élèvera à 4,5 %, soit un dixième de point de pourcentage de moins dans les deux cas que les prévisions précédentes.

A lire aussi  Audax rebondit de près de 10% à la mi-séance après la présentation de ses résultats trimestriels

PIB, CHÔMAGE ET INFLATION

L’économie de la première puissance mondiale a connu une croissance annualisée du PIB de 1,3 % au premier trimestre 2023 contre 2,6 % au dernier trimestre 2022, selon le Bureau of Economic Analysis (BEA).

Quant au marché du travail américain, il a créé 339 000 emplois non agricoles en mai dernier et, par ailleurs, le chômage a baissé de trois dixièmes de point de pourcentage à 3,7%, selon le Bureau des statistiques du travail du département du Travail.

Le taux de chômage américain s’est donc éloigné du niveau le plus bas enregistré en janvier et en avril, lorsqu’il s’élevait à 3,4 %, soit le taux le plus bas depuis 1969.

Parallèlement, l’indice des prix des dépenses de consommation personnelle, variable privilégiée par la Fed pour le suivi de l’inflation, s’est établi à 4,4 % en glissement annuel en avril, soit deux dixièmes de point de pourcentage de plus que le mois précédent. Le taux mensuel a enregistré une expansion de 0,4 %, soit trois dixièmes de point de pourcentage de plus.

La variable sous-jacente, qui exclut les prix de l’énergie et des denrées alimentaires de son calcul en raison de leur plus grande volatilité, a clôturé à 4,7 %, soit un dixième de point de pourcentage de plus.

Auteur/autrice