Le gouvernement propose une offre d’emploi public avec plus de 30 000 postes vacants pour l’AGE, selon les syndicats.

L’accord entre la fonction publique et les syndicats prévoit quelque 2 500 postes à pourvoir d’urgence dans le système de sécurité sociale.

MADRID, 10 (CALPA PARIS)

Le gouvernement a proposé une offre publique d’emploi (OPE) pour 2023 de plus de 30 000 postes pour l’Administration générale de l’État (AGE), soit 20 % de plus que l’année dernière, selon des sources syndicales.

L’administration publique et les syndicats se sont rencontrés ce lundi et se sont mis d’accord sur le traitement immédiat de l’arrêté royal approuvant l’offre d’emploi public pour 2023, y compris la mise à disposition des postes vacants pour l’accès ouvert et la promotion interne.

Selon des sources syndicales, le CSIF et l’UGT ont signé l’accord avec le gouvernement, tandis que CCOO a refusé de le signer parce qu’il manque de chiffres concrets et parce que le document présenté par l’exécutif « ne garantit pas le service public aux citoyens ».

Parmi les points de l’accord pour cette offre d’emploi, qui devrait être approuvé ce mardi par le Conseil des ministres, figure l’augmentation de 20 % des postes offerts pour l’Administration générale de l’État (AGE) par rapport à 2022. L’année dernière, l’offre était de 24.600 postes – 12.339 pour l’entrée libre et 9.261 pour la promotion interne -, ce qui signifie que cette année il y aura environ 30.000 postes.

L’accord prévoit également l’annonce d’environ 2 500 vacances urgentes dans le corps administratif de l’administration de la sécurité sociale et une augmentation de 30 % du nombre de vacances pour les fonctionnaires des corps C1 et C2.

A lire aussi  Bold, le fonds de capital-risque de L'Oréal, investit dans la société de biotechnologie Debut

Les appels aux processus sélectifs prévus dans l’offre publique d’emploi pour 2023 doivent être publiés avant le 31 décembre 2023, à moins qu’il n’y ait une cause justifiée qui prouve son impossibilité. Dans le cas où l’état d’exécution de la phase de concours des appels à candidatures dérivés des offres d’emploi précédentes coïnciderait avec la date précédente, il est prévu de cumuler les postes vacants en attente d’appel à candidatures avec ceux qui, le cas échéant, sont offerts au cours de l’exercice budgétaire immédiatement suivant.

En outre, l’UGT souligne qu’à titre exceptionnel, et sans préjudice du développement d’autres mesures visant à accélérer les processus sélectifs de l’offre publique d’emploi à accès ouvert, dans les domaines où il est jugé nécessaire de fournir des services adéquats, des fonctionnaires intérimaires ou des agents temporaires peuvent être nommés.

La CSIF considère que cette offre représente une avancée significative par rapport à l’offre de l’année dernière, déjà qualifiée d’offre historique, et qu’elle vise à accélérer les processus de sélection, à favoriser le système de promotion interne, la carrière professionnelle et à garantir des niveaux de dotation appropriés aux besoins réels des citoyens.

En tout état de cause, dans l’attente de la ventilation des chiffres, le CSIF demande un renforcement particulier dans les départements fortement sollicités tels que la gestion des politiques publiques, la transformation numérique, la cohésion sociale, la science et la recherche, les infrastructures, la transition écologique, l’Agence des impôts, l’Inspection du travail et les institutions pénitentiaires.

Auteur/autrice

A lire aussi  Siemens triple son bénéfice de janvier à mars et relève ses prévisions pour l'ensemble de l'année