Le prix de l’électricité chute de 74 % ce samedi et atteint un nouveau plancher annuel de 1,51 euro/MWh.

MADRID, 3 nov. (CALPA PARIS) –

Le prix moyen de l’électricité pour les clients au tarif réglementé liés au marché de gros chutera samedi 4 novembre de 73,7 % par rapport à vendredi, pour atteindre 1,51 euro par mégawattheure (MWh), marquant ainsi une nouvelle baisse annuelle due à la forte présence des énergies renouvelables – principalement éoliennes et hydroélectriques – dans la production.

En fait, il faut remonter au 31 janvier 2021 pour trouver un prix de l’électricité plus bas que celui de ce samedi, qui s’élevait en moyenne à 1,42 euro/MWh pour la journée.

Par tranche horaire, le prix maximum, 4,3 euros/MWh, sera enregistré dans la première heure de la journée. Cependant, il y aura une autre journée avec des heures à zéro euro/MWh – entre 15h00 et 16h00 et entre 23h00 et 24h00 – selon les données provisoires de l’opérateur du marché ibérique de l’énergie (OMIE) recueillies par Europa Press.

En outre, pendant la période de la journée allant de 11h00 à 18h00, le marché de gros de l’électricité fixera également des prix minimums proches de zéro euro/MWh.

Le pool poursuit ainsi le niveau historiquement bas des prix qui a marqué la fin du mois d’octobre et le début du mois de novembre, poussé par la continuité des tempêtes dans la péninsule et par une demande plus faible avec l’arrivée du week-end.

La forte présence de la production renouvelable, en particulier éolienne, due à l’effet des tempêtes sur le territoire espagnol, avec une série de tempêtes qui laissent des vents forts et de la pluie, permet au pool d’enregistrer ces prix bas.

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En effet, les tempêtes subies dans la dernière ligne droite du mois d’octobre ont conduit à couper à la fin du mois dernier la tendance à la hausse des prix de l’électricité de ces derniers mois. Ainsi, la moyenne du marché de l’électricité pour le mois a clôturé à 90,14 euros/MWh, soit près de 13% de moins que les 103,34 euros/MWh de septembre.

Depuis le début du mois d’octobre, alors qu’il ne reste que quatre jours, le pool a enregistré un prix moyen d’un peu plus de 4 euros/MWh, contre un peu plus de 115 euros/MWh au cours du même mois de l’année dernière.

L’Espagne et le Portugal auront donc le prix le plus bas samedi par rapport à d’autres pays du Vieux Continent, où le prix atteindra plus de 24 euros/MWh en France et en Allemagne, et plus de 93 livres/MWh (environ 106 euros) au Royaume-Uni.

SANS APPLIQUER L’ »EXCEPTION IBÉRIQUE ».

Au prix moyen du pool s’ajouterait la compensation aux entreprises gazières, qui doit être payée par les consommateurs bénéficiant de la mesure, les consommateurs au tarif réglementé (PVPC) ou ceux qui, bien qu’étant sur le marché libre, ont un tarif indexé, mais qui est à nouveau à 0 euros/MWh, une situation qui se répète depuis le 27 février.

La « dérogation ibérique » a été prolongée jusqu’au 31 décembre, suite à l’accord conclu par l’Espagne et le Portugal avec la Commission européenne. Elle a donc été prolongée de sept mois, jusqu’à la fin de cette année, et il n’est pas exclu qu’elle puisse être prolongée plus longtemps si ce cadre est également augmenté.

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Plus précisément, l’accord ne représentait pas seulement une extension de la dérogation ibérique qui s’appliquait déjà, mais impliquait également certains ajustements pour l’accommoder, comme la référence de prix, qui était jusqu’alors augmentée de cinq euros par mois, et qui est devenue plus souple.

Dans l’accord initial, le prix de référence du gaz susmentionné avait une valeur moyenne de 48,8 euros/MWh : il était de 40 euros/MWh pendant six mois et augmentait ensuite de 5 euros/MWh chaque mois. Il a augmenté de 1,1 euro/MWh depuis avril dernier, pour s’établir à 65 euros/MWh.

Actuellement, le mécanisme n’a pas eu d’effet sur les processus d’appariement marginal sur les marchés de gros depuis la fin du mois de février en raison de la chute du prix du gaz naturel en dessous des seuils fixés pour son application, mais, si nécessaire, la prolongation permettra de maintenir un prix raisonnable, moins dépendant de l’évolution du gaz naturel.

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