The Phone House accepte de réduire le nombre de licenciements dans son plan social en Espagne à « un maximum » de 200 travailleurs.

La compensation sera de 27 jours travaillés par an, avec un maximum de 17 paiements mensuels et un plafond de 45 000 euros.

MADRID, 21 juil. (CALPA PARIS) –

The Phone House (dont la société mère est Global Dominion) licenciera « un maximum » de 200 personnes en Espagne après l’accord final conclu avec les représentants syndicaux, les négociations ayant permis de réduire le nombre de licenciements initialement proposé par l’entreprise (304), selon des sources syndicales de l’UGT qui ont informé Europa Press.

Concrètement, l’accord, conclu jeudi après-midi et dont la négociation « a été difficile » et les réunions « marathoniennes », selon les sources consultées, prévoit une indemnisation équivalente à 27 jours de salaire par année travaillée, avec un maximum de 17 mensualités et un montant maximal de 45 000 euros.

« La mise en œuvre de la mesure de licenciement sera effectuée dans la période allant du 31 juillet 2023 (inclus), jusqu’au 31 octobre 2023 », indique le document convenu par les parties, qui prévoit également que l’entreprise « s’engage » à ne pas procéder à d’autres licenciements collectifs au moins jusqu’au 31 décembre de cette année.

Ainsi, les conditions de l’accord final de ce plan de régulation de l’emploi (PRE) sont similaires – bien qu’inférieures – à celles appliquées lors du précédent licenciement collectif que l’entreprise a réalisé en Espagne en novembre 2020 et qui a touché 435 personnes.

À cette occasion, l’accord a été conclu avec une indemnité de licenciement de 30 jours par année de service, avec un maximum de 17 paiements mensuels et un montant maximum de 48 000 euros.

MESURES DE RÉDUCTION DES LICENCIEMENTS

En ce qui concerne les mesures adoptées pour réduire le nombre de licenciements à « un maximum de 200 » dans les 67 centres de travail de l’entreprise en Espagne, différents aspects sont envisagés, tels que la transformation de six magasins en franchises.

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En outre, au cours des six prochains mois, les travailleurs concernés par l’ERE qui, collectivement ou individuellement, souhaitent opter pour l’exploitation d’un commerce de la marque The Phone House en tant que franchise « et qui répondent aux critères de l’entreprise pour ce type de commerce » bénéficieront d’une « amélioration des conditions standard exigées des tiers ».

De même, « certains magasins initialement touchés seront maintenus pour voir s’ils rétablissent la situation pendant une période temporaire », bien que cela ne soit pas détaillé dans le document.

À tout cela s’ajoutent d’autres mesures, comme la modification des horaires de travail de l’entrepôt du centre de travail de Coslada et de l’entrepôt et du service technique à partir du 1er septembre, entre autres.

LES TRAVAILLEUSES ENCEINTES NE SERONT PAS LICENCIÉES AVANT LE 6 JUIN

« La liste définitive des travailleurs concernés par la mesure de licenciement sera établie une fois qu’ils auront exercé leurs droits respectifs d’adhérer volontairement aux mesures de licenciement sur la base des critères établis », précise l’accord.

En ce sens, les femmes enceintes qui ont communiqué cette circonstance à l’entreprise « avant la date de communication de l’intention de l’entreprise d’entamer une procédure de licenciement collectif », c’est-à-dire avant le 6 juin 2023, seront exclues de l’ERE.

Ne seront pas non plus incluses dans l’ERE les personnes affectées par une situation de violence de genre « accréditée par une résolution judiciaire » ou les travailleurs qui dépendent et vivent avec une personne handicapée et dont l’état est « légalement accrédité ».

Dans le cas des travailleurs mariés ou vivant en concubinage et dont les deux partenaires sont concernés par l’ERE, la mesure n’affectera qu’un seul d’entre eux, « à condition que leur emploi ne soit pas rachetable ».

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OUTPLACEMENT ET PLUS DE 55 ANS

En revanche, pour les travailleurs qui, à la date de la cessation de la relation de travail résultant de ce plan social, sont âgés de 55 ans ou plus et qui n’étaient pas affiliés à une mutuelle au 1er janvier 1967, l’entreprise « s’engage à souscrire et à verser les cotisations destinées à financer une convention spéciale » jusqu’à ce qu’ils atteignent l’âge de 61 ans.

L’accord prévoit également que les salariés concernés par l’ERE qui, à l’issue du contrat, se trouvent en situation de chômage légal, auront le droit de participer à un plan de reclassement externe que l’entreprise a signé avec Randstad avec une attention continue pendant une période minimale de 6 mois.

« Afin d’assurer le plein respect du présent accord, un comité paritaire de suivi sera mis en place à compter de la date de signature du présent accord, qui restera en vigueur jusqu’au 31 décembre 2023 et sera composé de trois membres désignés par les partenaires sociaux (…) et de trois membres désignés par la partie patronale, accompagnés des conseillers juridiques qu’ils jugeront appropriés », ajoute le document.

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