La BCE relève ses taux de 25 points de base à 4,50 % et laisse entendre qu’ils pourraient avoir atteint leur maximum.

Relève l’inflation moyenne pour cette année de deux dixièmes de point à 5,6 % et réduit les prévisions de PIB pour cette année et l’année prochaine à 0,7 % et 1,0 %.

MADRID, 14 (CALPA PARIS)

Le Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) a décidé de relever les taux d’intérêt de 25 points de base, de sorte que le taux de référence pour ses opérations de refinancement s’établira à 4,50 %, tandis que le taux de dépôt atteindra 4 % et le taux de prêt sera de 4,75 %.

Avec cette dixième hausse consécutive du prix de l’argent, qui a atteint son plus haut niveau en plus de 20 ans, la BCE poursuit le resserrement de sa politique monétaire, bien qu’elle ait souligné que les taux pourraient avoir atteint leur maximum.

« La hausse des taux d’intérêt décidée aujourd’hui reflète l’évaluation par le Conseil des gouverneurs des perspectives d’inflation à la lumière des nouvelles données économiques et financières, de la dynamique de l’inflation sous-jacente et de la vigueur de la transmission de la politique monétaire », a déclaré la BCE dans un communiqué.

D’autre part, la BCE a déclaré que les taux d’intérêt « ont atteint des niveaux qui, s’ils sont maintenus pendant une période suffisamment longue », contribueront « substantiellement » à ramener l’inflation aux alentours de 2 %.

Avec la hausse d’un quart de point annoncée jeudi par la BCE, en ligne avec celle adoptée en juillet, la « gardienne de l’euro » a augmenté le prix de l’argent de 450 points de base au cours de l’actuel cycle de hausses, qui a commencé en juillet de l’année dernière.

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Le Conseil des gouverneurs de la BCE a noté que les précédentes hausses de taux d’intérêt « continuent de se transmettre fortement » et que les conditions de financement se sont à nouveau resserrées et freinent de plus en plus la demande, « ce qui est un facteur important pour ramener l’inflation vers l’objectif ».

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De même, l’organisme dirigé par Christine Lagarde a prévu que l’inflation moyenne en 2023 s’établirait à 5,6 %, pour se modérer à 3,2 % et 2,1 % en 2024 et 2025, respectivement. Il s’agit d’une révision à la hausse de deux dixièmes pour cette année et la suivante, justifiée par les prix de l’énergie, mais d’une correction à la baisse d’un dixième pour 2025.

La variable sous-jacente, qui exclut les prix de l’énergie et des denrées alimentaires de son calcul en raison de leur plus grande volatilité, a également été révisée « légèrement à la baisse » à 5,1% cette année, 2,9% en 2024 et 2,2% en 2025.

Pour sa part, la BCE prévoit que le produit intérieur brut (PIB) de la zone euro augmentera de 0,7 % cette année, de 1 % l’année prochaine et s’accélérera à 1,5 % en 2025. Ces chiffres impliquent une correction à la baisse « considérable » (deux dixièmes de point en moins pour 2023, un demi-point pour 2024 et un dixième pour 2025) que la banque justifie par l’impact de la politique monétaire restrictive sur la demande intérieure et l’affaiblissement du commerce international.

CONTEXTE MACROÉCONOMIQUE ACTUEL

La décision de la BCE intervient après que le taux d’inflation annuel de la zone euro a décéléré en juillet pour atteindre 5,3 %, soit deux dixièmes de point de pourcentage de moins que la hausse des prix enregistrée en juin et son niveau le plus bas depuis janvier 2022. En excluant l’impact de l’énergie et de l’alimentation, de l’alcool et du tabac, le taux sous-jacent est resté stable à 5,5 %.

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Par ailleurs, il y a une semaine, Eurostat a indiqué que la croissance du PIB dans la zone euro s’est contractée de 0,1 % au deuxième trimestre 2023, identique à celle du premier trimestre de l’année.

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