La première grève illimitée de l’inspection du travail commence ce lundi

CCOO se retire de l’appel à la grève

MADRID, 26 juin (CALPA PARIS) –

Plusieurs syndicats de l’Inspection du travail et de la sécurité sociale ont appelé à partir de lundi à la première grève illimitée de l’agence pour demander au gouvernement des « solutions urgentes » à la situation d' »oubli » de l’Inspection.

La grève a été lancée par la CIG, le CSIF, le Sitss, le Sislass, l’UGT, l’UPIT et l’Usess. Pour sa part, CCOO, qui avait jusqu’à présent participé à toutes les manifestations de l’Inspection, s’est retiré de la grève illimitée, estimant que le conflit était politisé.

Les syndicats qui appellent à la grève demandent au gouvernement de mettre fin à la législature conformément au Plan stratégique de l’Inspection du travail et de la sécurité sociale et à l’accord de juillet 2021 visant à doter l’organisme d’un personnel supplémentaire.

La plateforme syndicale a été convoquée la semaine dernière par le ministère du Travail et de l’Économie sociale pour évaluer la dernière proposition du Trésor de modifier la liste des emplois de l’agence (RPT).

Le ministère dirigé par Yolanda Díaz a assuré que la proposition de la fonction publique n’était pas conforme aux engagements pris par le gouvernement dans le plan stratégique de l’inspection, qui comprenait, selon eux, « le renforcement de la structure territoriale », ainsi que des inspecteurs et sous-inspecteurs « améliorant leurs conditions afin d’améliorer le respect de la législation du travail ».

De même, le ministère a compris que cette nouvelle offre du Trésor, avec laquelle il tente de désamorcer le conflit avec les syndicats de l’Inspection, ne répond pas aux besoins territoriaux de l’agence et « concentre ses maigres efforts sur le renforcement du personnel des postes de direction ».

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Toutefois, le ministère des Finances a déclaré à Europa Press que les descriptions de postes de l’agence sont une « décision gouvernementale », convenue entre les ministères, et qu’elles « ne sont donc pas soumises à la négociation collective ». « Il s’agit d’un travail interne du gouvernement. Les ministères ne sont pas des médiateurs avec les organisations syndicales pour traiter un dossier RTP », souligne-t-on au Trésor.

Les mêmes sources indiquent également qu’en mai de cette année, 781 nouveaux postes ont été autorisés à être inclus dans les Offres Publiques d’Emploi (OPE) pour 2023, 2024 et 2025 au sein de l’Inspection, ainsi qu’un nouveau crédit de 6,15 millions pour productivité extraordinaire pour l’ensemble du personnel.

En outre, tout le personnel de l’Inspection du travail bénéficie des augmentations salariales prévues par l’Accord-cadre pour une administration du XXIe siècle, signé avec les CCOO et l’UGT en octobre 2022, qui prévoit une augmentation salariale de 3,5 % en 2022, 2,5 % en 2023 et 2 % en 2024, ainsi qu’une variable supplémentaire de 1,5 %. Ces augmentations, en termes cumulés, peuvent atteindre 9,8 %, selon le Trésor.

Face à l’absence d’accord et aux divergences entre les différents ministères, la CIG, la CSIF, le Sitss, le Sislass, l’UGT, l’UPIT et l’Usess ont opté pour la poursuite des manifestations et de la grève illimitée.

NOUS NE SOMMES PAS À L’HEURE DES REMISES

« Nous ne sommes pas dans une période de rabais, nous ne sommes pas avec un gouvernement en place jusqu’au 24 juillet, nous vous demandons donc de respecter votre engagement publié le 3 décembre 2021 », ont souligné les organisateurs.

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Les organisations syndicales soutiennent que la liste précédente des postes de l’Inspection date de plus de 20 ans, et qu’il est donc nécessaire de respecter celle qui a été convenue avec les syndicats et d’incorporer immédiatement les 500 personnes promises en urgence et, progressivement, le reste du personnel engagé.

Le conflit au sein de l’agence a provoqué un affrontement entre les ministères du Travail et des Finances. Le premier reproche au second le non-respect des engagements pris envers les syndicats en juillet 2021.

Pour les syndicats, « il ne sert pas à grand-chose de montrer la disparité des critères et la confrontation » au sein de la coalition gouvernementale « si, en fin de compte, le résultat est que l’Inspection du travail reste sans solution aux profonds déficits dont elle souffre actuellement ».

Entre-temps, les syndicats représentés à l’Inspection ont entamé il y a quelques semaines un nouveau cycle de mobilisations pour dénoncer le manque de ressources de l’organisme, qui se terminera par une grève illimitée à partir de demain 26 juin.

« A ce stade, il est insensé de demander des comptes et des démissions à un gouvernement dont la date d’expiration est fixée au 23 juillet, mais nous ne pouvons pas renoncer à exiger le respect d’un accord qui, pour son application, ne nécessite aucune modification réglementaire ou budgétaire, étant donné qu’il est déjà inclus dans le budget alloué à l’agence », soulignent les syndicats.

C’est pourquoi ils préviennent que, indépendamment de la période électorale, ils continueront à dénoncer la situation de l’Inspection et à mener « autant d’actions qu’ils jugeront pertinentes » pour défendre l’organisation.

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Le personnel de l’Inspection est composé de 3 000 personnes, dont 2 200 inspecteurs et sous-inspecteurs et le reste du personnel structurel, qui doit s’occuper de 20 millions d’affiliés à la Sécurité sociale, de 1,4 million d’entreprises et de 10 millions de retraités.

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